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	<title>Les chroniques d'Escobar56</title>
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		<title>Les chroniques d'Escobar56</title>
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		<title>Brother Ali &#8211; Us 15/20</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 16:21:47 +0000</pubDate>
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Le frère Ali revient cet automne avec un troisième opus, faisant suite à l’époustouflant The Undisputed Truth paru en avril 2007. Ce dernier essai reçut un succès unanime lors de sa sortie, propulsant ainsi le rappeur albinos au sommet du rap underground outre-Atlantique. Entre temps, il y eut la fournée The Truth Is Here, en [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=leschroniquesdescobar56.wordpress.com&blog=4610185&post=454&subd=leschroniquesdescobar56&ref=&feed=1" />]]></description>
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<p>Le frère Ali revient cet automne avec un troisième opus, faisant suite à l’époustouflant <em>The Undisputed Truth</em> paru en avril 2007. Ce dernier essai reçut un succès unanime lors de sa sortie, propulsant ainsi le rappeur albinos au sommet du rap underground outre-Atlantique. Entre temps, il y eut la fournée <em>The Truth Is Here</em>, en mai dernier, censée préparer l’arrivée de ce nouvel album. L’EP composé de 9 titres laissait entrevoir une nouvelle vibe, moins voluptueuse qu’au préalable, mais tout aussi appréciée par la critique. Puis comment oublier cette collaboration miraculeuse (« <em>The Truth </em>») entre Jake One, Freeway et Ali sur le <em>White Van Music </em>du producteur de Seattle, fin 2008 ? Autant de réussites qui présageaient le meilleur pour la sortie de ce <em>Us</em>, le 21 septembre dernier.<span id="more-454"></span></p>
<p> Le meilleur… Il y avait tout de même un doute qui me pesait depuis la parution de ce troublant EP daté du 4 mai. La production, pourtant toujours signée Ant du groupe Atmosphere, semblait migrer vers un univers plus cuivré, et surtout nettement moins majestueux que sur <em>The Undisputed Truth</em> qui, je le rappelle, m’avait laissé pantois. Une gène rapidement (et malheureusement) confirmée par l’écoute de ce nouvel essai. Une gène qui s’est rapidement (et péniblement) transformée en déception. Pas simple d’un côté de faire mieux que ce deuxième opus, ô combien remarquable et remarqué. Seulement voilà, un artiste ne peut pas se permettre de rester bloqué sur un disque sous prétexte que c’est son œuvre de référence. Au lieu de s’entêter à vouloir la reproduire continuellement, son dessein est d’évoluer, de grandir, et de se développer musicalement. C’est en somme le pari que se sont lancés Ant et Brother Ali avant de confectionner cet album. Murir, s’ouvrir et se renouveler.</p>
<p> Attention tout de même à ne pas vous y méprendre. N’imaginez pas qu’entre deux projets, le ‘preacher’ s’est convertit à l’auto-tune et à l’euro dance. Non non non ! Il s’agit seulement d’une évolution logique dans la façon d’aborder la musique. Et une chose est même certaine : d’un point de vue purement objectif, cette livraison est un nouveau joyau. Les critiques l’encensent et les magazines l’adulent. Suite à ce que je viens de dire, j’entends déjà les : « Mais alors, d’où te vient cette déception si la réussite de cet opus est unanime ? ». A ceux là je répondrais simplement : « Des beats ! ». Voilà, pour moi, l’unique (mais gros) défaut de ce disque, que je tiens vraiment à souligner. Comparées au précédent effort, certaines productions sont, non pas mauvaises, mais nettement moins mordantes. J’en veux pour preuve ces mollassons « <em>Crown Jewel</em> », « <em>House Keys</em> » et « <em>Bad Mufucker Pt. 2</em> », mais également cette collaboration sans intérêt entre Ali, Freeway et Joell Ortiz (« <em>Best@it</em> »), qui n’arrive pas à la cheville d’un « <em>Truth Is</em> ». En somme, ces instrumentaux aigus et cuivrés sont, selon moi, inappropriés à Brother Ali. L’irritant « <em>Games</em> » en est l’exemple. Connaissant sa voix déjà haut perchée, les productions basses et profondes lui conviennent mieux.</p>
<p> A ce titre, comment ne pas succomber à la beauté d’un « <em>You Say (Puppy Love)</em> » ou à la force d’un texte comme « <em>The Travelers</em> », traitant de l’esclavage avec une vérité et une émotion déconcertante. Dans le rôle du street « <em>Preacher</em> », Brother Ali est toujours le maitre incontesté. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’album devait initialement s’appeler ainsi. N’oublions pas que, malgré les critiques personnelles que j’ai assigné à certaines, les productions de Ant demeurent toujours angéliques dans la plupart des cas. A noter que des morceaux comme « <em>Babygirl</em> », « <em>Tight Rope</em> », « <em>You Say (Puppy Love)</em> » ou « <em>Us </em>» relèvent tout de même du miracle.</p>
<p> En somme, cet album est la preuve que l’équation <strong>Brother Ali + Ant = réussite assurée</strong>, se vérifie (pratiquement) toujours. La parenthèse est pour ma pomme car, pour la première fois, le rappeur m’a déçu. Enfin, plutôt sa musique et ses choix artistiques devrais-je dire, car lui, en temps que MC d’exception, reste fidèle à lui-même. Dans tous les cas, <em>Us</em> apporte la certitude qu’en matière d’underground, le Hip Hop se porte bien. Avec en ses rangs des pointures comme Freeway, Atmosphere, Evidence, Jake One, Doom, P.O.S. et Brother Ali, Rhymesayers Entertainement est un label qui marche, et bon Dieu, pourvu que ça dure !</p>
<p><strong>15 / 20</strong></p>
 Tagged: Ant, Atmosphere, Babygirl, Brother Ali, Chronique Brother Ali Us, chuck d, DOOM, Evidence, Freeway, Fresh Air, Jake One, Joell Ortiz, P.O.S., Rhymesayers Entertainement, Slug, Stockley Williams, The Preacher, The Undisputed Truth, Us, You Say (Puppy Love) <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/454/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/454/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/454/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/454/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/454/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/454/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/454/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/454/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/454/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/454/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=leschroniquesdescobar56.wordpress.com&blog=4610185&post=454&subd=leschroniquesdescobar56&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>Maxwell &#8211; BLACKsummers&#8217;night 16/20</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 09:41:07 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><a href="http://img18.imageshack.us/img18/3152/bsn.jpg"><img class="alignleft" src="http://img18.imageshack.us/img18/3152/bsn.jpg" alt="" width="320" height="320" /></a></p>
<p>Quand les arbres commencent à perdre leur feuillage et que les nuits se font plus fraiches, la Nu Soul, elle, fait sa rentrée. A chaque saison sa chanson – pourrait-on dire. Cette période de changement d’heure et de premières gelées matinales est aussi l’occasion d’allumer les premières buches et d’écouter des musiques doucereuses devant sa cheminée. Blottis dans notre robe de chambre ou confortablement installés dans notre canapé, rien ne vaut un bon disque de Maxwell pour se réchauffer. Par chance, le crooner nous revient après huit années d’absence avec un nouvel opus encore tout chaud, sobrement intitulé <em>BLACKsummers’night</em>.<span id="more-451"></span></p>
<p> A peine est-elle sortie de son emballage plastique que l’œuvre conquiert déjà le cœur de ces dames. En huit ans, Maxwell a pris du galon. Exit la touffe afro, le torse nu et la chainette dorée façon <em>Now</em>. Le ‘nouveau Maxwell’ a opté pour le smoking, la coupe courte et la pochette en noir et blanc. Sobriété affichée, stabilité assumée. Sous cette apparente froideur se cache en réalité une musique aussi chaude et corsée qu’un bon expresso (le jeu de mot était inévitable). Comme le café, le disque est court mais intense. En matière de Nu Soul, on privilégie toujours la qualité à la quantité, faut-il le rappeler ? Maxwell le sait et le prouve au long de ces neuf morceaux, tous plus riches les uns que les autres.</p>
<p> Cet été, le premier extrait, « <em>Pretty Wings </em>», avait donné le ton du disque. Un down-tempo groovy porté par la voix de tête du chanteur et des chœurs en arrière plan, telle est la trame du morceau… et de l’album ! En effet, on pourra reprocher à Maxwell (et à la Nu Soul en général) son manque de prise de risque mais force est de constater que ca paye (pratiquement) à chaque fois.<br />
Le deuxième single, « <em>Bad Habits </em>», suit lui aussi cette trajectoire, qui, ironiquement, n’est pas coutumière au style Maxwell. En effet, <em>BLACKsummers’night</em> est par exemple très éloigné d’un <em>Urban Hang Suite</em> dans la mesure où l’on ne retrouve pas le funk de ce premier volume. Au demeurant, cette livraison sent clairement la maturité. A 36 ans et des poussières, Maxwell vieillit et s’assagit. Comme un grand cru, sa robe (sa musique en l’occurrence) évolue avec les années. A ce titre, ce quatrième opus n’aurait pas pu porter un meilleur nom. On constate que durant ce long silence, le soulmen a ‘blackisé’ sa musique, la rendant plus adulte et moins ‘dorée’ qu’à l’accoutumé.</p>
<p> Une chanson comme « <em>Help Somebody </em>» &#8211; magnifique au passage &#8211; montre à quel point le crooner a mûri, y compris dans ces choix d’instrumentaux. Plus de cuivres, autant de folie mais davantage de maîtrise, ce titre fait la part belle à un Nu Jazz rythmé et électrisé, comme le prouve l’époustouflant « <em>Phoenix Rise </em>», final musical orné de synthés transpirant la modernité. Peut être un avant goût de sa future direction artistique…</p>
<p> Ceci dit, la majeure partie de l’album repose sur ces langoureuses ballades romantiques, si chères au chanteur (« <em>Bad Habits </em>», « <em>Fistful Of Tears</em> », « <em>Playing Possum </em>»). L’amour, les femmes, tels sont les maîtres mots de ce <em>BLACKsummers’night</em>. Maxwell est un gentleman avec un grand G, un homme qui sait parler aux dames et les comprendre. D’ailleurs, vous remarquerez qu’il est rare de ne pas voir apparaître une créature féminine dans ses clips. <br />
Le défaut de ce genre de pièces est que, bien souvent, malgré la subtilité et la profondeur qui en émanent, les longueurs sont inévitables. Or, là, la quantité est quasiment parfaite. Hormis « <em>Stop The World </em>» qui manque un peu de panache, tout le reste s’apprécie sans que l’on ne parvienne jamais à un ‘trop plein’ de bons sentiments. <em>BLACKsummers’night</em> s’articule bien, s’écoute facilement et se digère sans encombres. Remarquez, c’est préférable avec les deux autres volets qui se préparent pour 2010 et 2011. Oui oui, vous avez bien lu ! La surprise valait l’attente : une trilogie Black – Summers’ – Night, étalée sur trois années si tout se passe comme prévu. Alors en attendant le tome 2, jetez vous sur cet album si vous ne faites toujours pas partie des 900 000 personnes qui en ont déjà faites l’acquisition.</p>
<p> Maxwell est de retour, et pour de bon ! Aussi sensuel et raffiné qu’il y a huit ans, la maturité et le costard en plus. Avec les siens et les opus de D’Angelo et de Bilal programmés pour bientôt, la Nu Soul se réserve un bel avenir. Côté féminin, on attend également la suite des aventures de la reine Erykah Badu qui devraient arriver incessamment sous peu. </p>
<p>Pour les plus patients, ce <em>BLACKsummers’night</em> pourrait faire aussi un très beau cadeau de Noël. Alors Messieurs les célibataires, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour trouver votre âme sœur.</p>
<p> <strong>16 / 20</strong></p>
 Tagged: Bad Habits, BLACKsummers'night, Chris 'Daddy' Dave, Cold, Derrick Hodge, Frederico Pena, Hod David, Jesse Gladstone, Kenneth Whalum III, Keyon Harrold, Maxwell, Musze, Pretty Wings, Saunders Sermons II, Shedrick Mitchell, Sony Music, Urban Hang Suite <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/451/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/451/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/451/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/451/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/451/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/451/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/451/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/451/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/451/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/451/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=leschroniquesdescobar56.wordpress.com&blog=4610185&post=451&subd=leschroniquesdescobar56&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>Fat Joe &#8211; Jealous Ones Still Envy 2 (J.O.S.E.2) 7/20</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 21:28:31 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><a href="http://img687.imageshack.us/img687/9124/jose2.jpg"><img class="alignleft" src="http://img687.imageshack.us/img687/9124/jose2.jpg" alt="" width="320" height="320" /></a><br />
Je le craignais, je le sentais, mais je refusais de l’admettre. Or, cette fois, j’en ai la certitude. Fat Joe, l’artiste, n’est plus. Avec ce neuvième opus, le Don vient de signer son arrêt de mort. Puis après tout, il l’a bien cherché. 50 Cent l’avait prédit et pour une fois cet escroc avait raison. Rest in peace Joe Crack. Que ton âme d’artiste repose en paix. Après une série d’albums médiocres, <em>J.O.S.E. part.2</em> était ta dernière cartouche, ton va-tout, mais tu n’as pas su le saisir. Mieux, tu as fais pire ! Ton ralliement avec les gros bonnets du South était vraiment une sale idée. Mais tu n’as eu que faire des critiques. Sauf que quand on est du nord comme toi, du Bronx en l’occurrence, on ne se naturalise pas ‘miamian’ comme ca. Aujourd’hui, peut être sans que tu t’en rende compte, tes fans s’égrainent, tes ventes décroissent et ta ‘street cred’ touche le fond. Pourtant, sortir une suite à ton <em>J.O.S.E</em>. paru en 2001 était une pensée louable. Dommage gros. A présent au fond du puits, les parois sont glissantes et il te sera très dur de remonter à la surface.<span id="more-445"></span></p>
<p> Je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi Fat Joe s’est évertué à poursuivre dans cette vibe dirty qui lui va comme un tutu irait à Mike Tyson. Certes, Big Pun est mort ce qui a plus ou moins causé la fin du Terror Squad mais quand même, là, le deuil est lourd. Depuis <em>Loyalty</em>, Joe a pris des contacts à Miami et a décidé d’y faire ses classes. Comme ses nouveaux copains, Monsieur veut faire du cash, rouler en Maybach et avoir des dizaines de nanas à ses pieds. Alors pour ce faire il fait pleuvoir des liasses avec Lil Wayne, se crame un barreau de chaise avec Rick Ross et roule dans South Beach avec DJ Khaled. C’est bien… mais non ! Ce n’est ni le Fat Joe qui nous a fait rêver sur <em>Represent</em>, ni celui qui colorait les tracks de son accent latino sur <em>Don Cartagena. </em>Ce nouveau Fat Joe est apathique, fade, et presque has been. Pour ca qu’à mon sens, <em>J.O.S.E. 2</em> ne mérite pas cette appellation et déshonore, par dessus le marché, le premier volet. Il n’y a guère que la fin du disque qui sauve Joe Crack de la déconvenue totale, car en plus, les charts aussi l’on blâmé. 8300 ventes en première semaine, on est à des années lumières de l’apogée du Don.</p>
<p> Hormis « <em>Ice Cream </em>» (feat. Raekwon et TA) sauvé par la production de T-Weed et la « <em>Music</em> » jouée par Infamous et Slick, c’est faible, vilain et inintéressant. Le single censé promouvoir l’album, « <em>One</em> », n’a dénoté aucun impact sur le public vu les chiffres de vente, et on comprend pourquoi en l’écoutant. On en arrive à attendre le refrain d’Akon avec impatience tellement les couplets sont chiants et désespérants ! Et même si « <em>Joe Don’t Do It </em>», le deuxième extrait, est mieux car plus street, ce n’est qu’un ersatz de réussite.</p>
<p>Alors bien sûr on a droit à des tartines d’auto-tune comme sur ce « <em>Winding On Me </em>» (feat. Lil Wayne et Ron Browz) qui suffirait à lui seul à faire vomir un régiment entier, ou sur l’infecte « <em>Aloha</em> ». Mais c’est bien quand Lil Kim joue les « <em>Porn Star </em>» que la médiocrité atteint des sommets. De même, je déconseille une écoute abusive de « <em>Put Ya In Da Game </em>» si vous êtes sujet aux gastroentérites où que vous êtes T-Painophobe.</p>
<p> Bien aimablement, Fat Joe nous a gardé le meilleur pour la fin. Et pour une fois, ce n’est pas ironique. On note une once de mieux sur « <em>Congratulations</em> » même si, de nouveau, c’est l’instrumental funky d’Eric Hudson qui rattrape le coup. Comme dit précédemment, « <em>Ice Cream</em> » est à classer dans la catégorie ‘correct’. « <em>Okay Okay </em>», plus sombre, est pas mal non plus, quant à « <em>Blackout</em> », c’est étrange. Swizz Beatz a pondu là un drôle d’instru. Tantôt ca tue, tantôt c’est nullissime. Tout dépend de l’humeur du moment (mais la plupart du temps c’est dégueu…). En somme, seul un morceau, le dernier, est vraiment bon : « <em>Music</em> » feat. Cherlise. On en restera là, je crois que c’est préférable.  </p>
<p> Je pense avoir suffisamment explicité sur ce neuvième album du Gros Joe. C’est pas bon, pas bon du tout même. Pour nous, mais surtout pour lui. Car nous, ce n’est pas bien grave, on pourra toujours aller se consoler ailleurs. Tandis que lui file un mauvais coton. 11000 exemplaires écoulés après deux semaines dans les bacs, une sortie illico presto du top 10 des meilleures ventes et aucun buzz pour ce <em>J.O.S.E. 2</em>, les temps sont (très) durs. Qualitativement, Fat Joe est en constante régression depuis <em>Loyalty</em>, on va dire. Cet opus ci devait lui redonner un coup de fouet alors qu’au lieu de cela, il risque de se recevoir un coup de massue sur la tête. Cette situation me fait subitement penser à celle de LL Cool J : plus d’inspiration, plus de hargne, plus d’envie croirait-on, ou tout simplement plus dans le coup. La carrière de Fat Joe semble scellée, son avenir se regardera désormais dans le rétroviseur. C’est triste à dire, mais toutes les bonnes choses ont une fin. Sale temps pour les gros !</p>
<p><strong>7 / 20</strong></p>
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		<title>M.O.P. &#8211; Foundation 14/20</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 11:04:44 +0000</pubDate>
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Revenons à des choses plus ‘street’ avec le nouvel album studio des M.O.P. Des mois d’attente, une série de mixtapes sans succès, des actes manqués à la pelle, des contrats signés puis prématurément stoppés, la vie d’artiste est dure quand on s’appelle Lil’ Fame et Billy Danze. Depuis une dizaine d’années, les deux requins de Brownsville enchainent mésaventure sur mésaventure. Propulsés au plus haut grâce à leur hit « <em>Ante Up </em>» en 2000, les gueulards n’ont jamais su tirer profit de leur réussite. Leur signature sur l’écurie G-Unit Records en 2005 n’y changea rien, le second millénaire ne semblait définitivement pas fait pour eux. A tel point que leur retour annoncé pour cette rentrée 2009 sonnait comme une mini révolution pour les amateurs de gros flows. Arrivé dans les bacs le 15 septembre dernier, <em>Foundation</em>, leur cinquième opus, portait en lui l’espoir de voir revenir le Mash Out Posse à son meilleur niveau.<span id="more-441"></span></p>
<p>Un espoir rapidement étouffé médiatiquement par les deux ‘super sorties’ du 15 septembre : Jay-Z et Kid Cudi. Pas simple, on leur accorde, d’attirer l’attention sur soi après un si long passage à vide, qui plus est quand on est opposé à ces deux poids lourds (l’un confirmé, l’autre en devenir). Mais ça, Lil’ Fame et Billy Danze s’en moquent. Les tapis rouges, les soirées mondaines, les strasses et la gloire, ce n’est pas le rêve des M.O.P. Les deux potos vivent pour leur ‘hood’ (Brownsville), et ils entendent le représenter jusqu’à la mort. Transition parfaite pour commencer à parler de l’album et du premier morceau : « <em>I’m A Brownsvillain</em> » (prod. Nottz). L’intitulé parle pour lui-même, les lyrics sont hardcore et street, ca gueule, ca représente, en deux mots : ca tue ! Que les fans se rassurent, les fauves semblent avoir repris place dans l’arène. Cette entrée en matière fait plaisir car elle vient ponctuer une dizaine d’années de disette et d’infortune artistique. <em>Foundation</em> nous apparaît comme un retour aux sources, malgré les imperfections. C’est aussi les retrouvailles avec DJ Premier, producteur fétiche du groupe depuis le deuxième album, <em>Firing Squad</em>. Ici, l’ex Gangstarr pose sa patte sur le soulful et mélodieux « <em>What I Wanna Be </em>» (feat. Rell), samplant du Diana Ross au passage. Venant de lui, ce style feutré et mélancolique peut surprendre mais nul doute, la qualité y est.</p>
<p>Passé cet interlude R&amp;B, on retrouve les M.O.P. dans un registre qui leur est davantage approprié : plus lourd, plus cru, plus hardcore. Démonstration sur les excellents « <em>Blow The Horns </em>» et « <em>Stop Pushin </em>», deux produits crédités Fizzy Womack, qui n’est autre que l’alias de Lil’ Fame quand celui-ci passe derrière les platines. Plus loin, Fizzy lâche un « <em>Street Life</em> » convaincant, et parfaitement dans l’air du temps. Malgré le refrain de Demarco passé à l’auto-tune, le binôme n’en perd pas pour autant sa street-crédibilité. Niveau prods, Lil’ Fame a.k.a. Fizzy Womack a franchi un cap. Ses trois instrumentaux respirent l’asphalte, sans tomber dans le sinistre ou le ‘déjà entendu’.</p>
<p>Mission également accomplie pour Statik Selektah a.k.a. ‘DJ Premier bis’. Le producteur de <em>Grey Hairs</em> (Reks) et <em>All In A Day’s Work</em> (Saigon) est sur la pente ascendante depuis environ deux ans. Sur <em>Foundation</em>, il livre l’oppressant « <em>Crazy</em> », agrémenté d’un couplet du ‘on ne peut moins’ charismatique Termanology. Mais son éclair de génie est ailleurs… Sur « <em>Forever &amp; Always </em>», le producteur ressuscite le son new-yorkais post Mobb Deepien en lui donnant force et finesse.</p>
<p>Dans quasiment toutes les chroniques que j’ai pu lire à droite à gauche, on critiquait les M.O.P. pour leur perte de flow. Soit. Néanmoins, en écoutant et réécoutant cet album, je me suis aperçu que leurs beats se sont nettement ralentis. Des up-tempos d’antan, ils ont opté pour une majorité de mid-tempos mélodieux sur ce cinquième effort. Les gueulards seraient-ils fatigués ? Possible, ou peut être ont-ils tout simplement envie de plus de douceur. En atteste le corps du disque assez « tranquille » (tout est relatif) avec des pistes comme « <em>Rude Bastard </em>», « <em>Brooklyn</em> » ou « <em>Street Life </em>». Faut-ils les blâmer de s’être assagi ou les encourager à aller dans ce registre qui, selon moi, leur va tout aussi bien ? Cette question est à méditer.</p>
<p>En revanche, si le ventre de l’album recèle de tempos soulful, la fin, elle, est aussi brute que le début. Sauf que là, c’est très mauvais ! Avec son « <em>Bang Time </em>» (feat. Styles P), DJ Green Lantern a dû penser qu’il avait composé LE beat qu’il fallait aux M.O.P, or c’est tout le contraire. On peine à tenir jusqu’à la fin du morceau tellement c’est brouillon et bruyant. De même avec les deux pistes suivantes : « <em>Sharks In The Water </em>» et « <em>Riding Through </em>». La présence de Redman sur la dernière ne change rien à la médiocrité du son, c’est redondant, peu ou pas inspiré du tout et saoulant à souhait. Heureusement pour lui, DR Period se rattrape de son horrible « <em>Sharks In The Water </em>» avec l’ultime titre du disque « <em>Salute A G </em>». Une note positive et assez west-coast pour en découdre avec ce cinquième opus.</p>
<p>Conclusion, débriefing, bilan des courses. Le Mash Out Posse est revenu à son niveau suprême ? Non ! <em>Foundation</em> est un mauvais album pour le binôme de Brownsville ? Non plus. C’est un retour encourageant après dix années de malchances ? Oui ! Ca ne fait aucun doute. Les fans de la première heure seront probablement déçus de cet essai, dans la mesure où il ne correspond pas totalement à ce que l’on pouvait attendre du crew. Cependant, pris dans son contexte, <em>Foundation</em> satisfait. Similairement à <em>Tha Blaqprint</em> de Blaq Po’, ce disque se savoure comme un produit authentiquement new-yorkais, avec tous les délices que le son east-coast peut contenir. Maintenant qu’ils sont retournés en indé (E1 Records/Koch), on espère que le futur leur sera radieux, afin qu’ils nous reviennent rapidement avec une tuerie comme ils savent les faire. C’est tout le mal que l’on souhaite à Lil’ Fame et Billy Danze en tout cas, car sans ces deux carnassiers, le rap game est bien moins drôle.</p>
<p><strong>14 / 20</strong></p>
 Tagged: Ante Up, Billy Danze, Brooklyn, Brownsville, Crazy, Demarco, dj green lantern, DJ premier, DR Period, E1, Fizzy Womack, Foundation, G-Unit Records, I'm A Brownsvillain, Kil, Koch Records, Lil' Fame, M-Phazes, M.O.P., Mash Out Posse, Nottz, Redman, Rell, Ron G, Statik Selektah, Styles P, Taylor Made, Termanology <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/441/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/441/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/441/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/441/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/441/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/441/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/441/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/441/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/441/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/441/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=leschroniquesdescobar56.wordpress.com&blog=4610185&post=441&subd=leschroniquesdescobar56&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>David Guetta &#8211; One Love 10/20</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 22:08:32 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><a href="http://img385.imageshack.us/img385/8362/davidguettaonelove.jpg"><img alt="" src="http://img385.imageshack.us/img385/8362/davidguettaonelove.jpg" class="alignleft" width="320" height="320" /></a><br />
C’est une première pour moi : je me lance dans l’électro ! Enfin non, pas tout à fait, pour le moment j’en suis juste à chroniquer le nouvel album de David Guetta. Surprenant certes, mais après tout pourquoi pas ? Au fond, qu’est ce que je connais de ce quarantenaire hormis sa chevelure de feu et ses quelques tubes giga commerciaux ? Pas grand chose en somme. En plus, pour son quatrième effort, l’ancien DJ des Bains Douches s’est entouré d’une armada d’artistes Hip Hop, autant dire que le moment était idéal pour découvrir un peu mieux ce grand nom de la musique électronique. <em>One Love</em> fait donc suite à <em>Pop Life</em> &#8211; dont était extrait le célébrissime « <em>Love Is Gone </em>» &#8211; et semble bien parti pour retourner de nouveau les clubs les plus branchés de l’hexagone. Analyse.<span id="more-432"></span></p>
<p>Jusqu’à présent, David Guetta était pour moi le stéréotype même de l’imposteur, le salopard qui se faisait (pardonnez moi l’expression) des « couilles en or » en produisant chaque année un méga hit réchauffé. Puis, quand un ami et grand spécialiste en musique électro/house* s’est dit bluffé par le set du DJ lors de l’édition 2009 de Unighted, mon opinion sur lui a changé. Dans mon esprit, il est passé du clubber bateau au producteur susceptible d’avoir un minimum de talent. D’où cette chronique et l’intérêt porté à son album.</p>
<p>Alors en fait, David Guetta sur disque – du moins sur celui ci – c’est à la fois comme / et pas comme je l’imaginais. C’est à dire qu’une partie de son œuvre se compose de morceaux très commerciaux, dont le seul but est de faire décoller les ventes et d’accroire un peu plus sa réputation de ‘hit maker’. Dans ce lot, on aura coutume de citer les inévitables (mais efficaces il faut l’avouer) « <em>When Love Takes Over </em>» (feat. Kelly Rowland) et « <em>Sexy Bitch </em>» (feat. Akon), ridiculement rebaptisé en « <em>Sexy Chick </em>» par les radios. Auxquels viendront probablement s’ajouter dans un futur proche « <em>It’s The Way You Love Me </em>» (feat. Kelly Rowland) et l’éponyme « <em>One Love </em>» avec Estelle. De manière générale, ce genre de titres m’insupportent et n’ont, selon moi, aucun intérêt majeur mis à part peut être le dernier nommé. Voilà, en quelques exemples, les raisons qui m’ont amené à penser que David Guetta n’était qu’un profiteur aucunement méritant du succès qu’il connaît. Seulement voilà, le DJ possède une face cachée que j’ignorais jusqu’alors, nettement plus intéressante, et qui plus est moins connue. Dans le jargon musical, et j’imagine que ce terme s’applique également à l’électro/house, on a coutume d’appeler ça de l’underground. Mais venons en au fait car ces morceaux-là sont en définitif les plus intéressants.</p>
<p> <em>One Love </em>pourrait presque se découper en deux axes : l’un, très hype, incluant tout le début de l’album jusqu’à « <em>Choose</em> » comprit. Puis l’autre, nettement plus ringard, allant de « <em>How Soon Is Now </em>» à la fin. Bien entendu, les meilleures pistes se trouvent dans la première moitié, du côté « cool et branché » donc. Dans ce gratin &#8211; pourrait-on dire – fleurissent le puissant « <em>Gettin’ Over </em>» feat. Chris Willis, le très Kid Cudien « <em>Memories</em> », la bombe « <em>On The Dancefloor </em>» co-produite par Will.I.Am et enfin « <em>Missing You </em>», chanté par le rappeur et producteur Novel. De cet enchainement se dégage rapidement le quarté gagnant du disque. Car en comparaison, la suite vire clairement côté mauvais goût, et ce n’est pas l’horrible « <em>Choose</em> » qui me fera mentir. Même si le remix d’ « <em>I Gotta Feelin’ </em>» redonne le sourire, la musique de fête foraine reprend vite le dessus. Dans le genre, « <em>How Soon Is Now </em>» récolte la palme du morceau le plus beauf, quoique « <em>The Sound Of Letting Go </em>» mérite lui aussi les applaudissements. C’est simple, on se croirait à un concert de Cher ou devant des autos-tamponneuses ! Revirement étonnant car la première partie de l’album retranscrit parfaitement l’ambiance branchée des grands clubs parisiens.</p>
<p>Quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, David Guetta restera avant tout un ‘hit maker’ plus qu’un immense artiste. Et même si son rapprochement avec les Black Eyed Peace fut plutôt réussi, il lui reste encore un long chemin à parcourir avant de se lancer pleinement dans la production Hip Hop. Néanmoins, son travail avec Kid Cudi et Will.I.Am est salutaire, preuve que malgré les préjugés, notre petit David national en a sous la pédale. <em>One Love</em> m’a prouvé que derrière les tubes en guimauve à la « <em>Sexy Bitch </em>», il était capable de produire de vraies bombes authentiquement électro. Cependant, prouver est une chose, séduire en est une autre, et il en faudra plus pour que le DJ à la chevelure de feu parvienne définitivement à me conquérir.</p>
<p><strong>10 / 20</strong></p>
<p>* Clin d&#8217;oeil à mon poto Antonio Mojito ! : <strong>www.myspace.com/antoniomojito</strong></p>
 Tagged: akon, Black Eyed Peace, Chris Willis, Chronique David Guetta One Love, David Guetta, Estelle, I Gotta Feelin, Julie Mcknight, Kelly Rowland, Kid Cudi, Makeba, ne-yo, Novel, On The Dancefloor, One Love, Sexy Bitch, When Love Takes Over, Will.I.Am, Wynter Gordon <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/432/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/432/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/432/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/432/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/432/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/432/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/432/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/432/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/432/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/432/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=leschroniquesdescobar56.wordpress.com&blog=4610185&post=432&subd=leschroniquesdescobar56&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>Kid Cudi &#8211; Man On The Moon : The End Of Day 18/20</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 17:34:30 +0000</pubDate>
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C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un jeune homme qui ne croyait pas seulement en lui même, mais aussi en ses rêves. C&#8217;est l&#8217;histoire de l&#8217;homme sur la Lune.
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C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un jeune homme qui ne croyait pas seulement en lui même, mais aussi en ses rêves. C&#8217;est l&#8217;histoire de l&#8217;homme sur la Lune.</p>
<p>Scott Ramon Seguro Mescudi naquit le 30 janvier 1984 à Cleveland, dans l&#8217;Ohio. Il passa son enfance dans le foyer familial et mena une existence paisible jusqu&#8217;à ce que son père ne se fasse emporter par le cancer l&#8217;année de ses onze ans. Un traumatisme dont le gamin ne se remettra jamais vraiment. En vérité, ce décès provoqua chez lui un déclic qui modifia définitivement sa perception de l&#8217;humanité et de la musique. A vingt ans, Scott Mescudi quitta Cleveland pour Brooklyn. Déterminé à changer d&#8217;horizon, le jeunot se lança pour de bon dans le Hip Hop. Quatre années passèrent. Le gosse grandit, mûrit et se révéla. Le 17 juillet 2008, il rendit sa première copie : une mixtape sobrement intitulée <em>A Kid Named Cudi</em>. Alors que Scott Mescudi devenait Kid Cudi, &#8220;<em>Day N Nite</em>&#8221; déboula dans les charts. Le single connu un succès immédiat, les critiques l&#8217;encensèrent, le môme prit de l&#8217;importance. Très vite, il se démarqua des autres rappeurs en créant son propre univers. Bientôt, son style hipster et sa musique à part n&#8217;appartinrent plus qu’à lui. <em>Man On The Moon</em> survint alors, un jour se termina et un autre débuta&#8230;</p>
<p><span id="more-410"></span></p>
<p>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un jeune homme partagé entre la Lune, les étoiles et la Terre. Une nuit, perdu dans ses pensées, Kid Cudi a fait un rêve, se laissant totalement emporter par son imagination. <em>Man On The Moon : The End Of Day</em> est le récit de cette expérience, l&#8217;histoire d&#8217;un homme rêveur attiré par le ciel, les nuages et l’obscurité du soir. On dit souvent que la nuit porte conseil, et c’est marrant car cet opus prend une tournure vraiment différente à partir du crépuscule. Quand le stress de la journée retombe et que les lampadaires des rues s’éteignent, l’homme de la Lune, lui, s’éveille. Kid Cudi est ce petit gars de 25 ans, ce marchand de sable mystérieux partagé entre ses rêves et ses cauchemars. <em>Man On The Moon : The End Of Day</em> est son premier album et il se pourrait bien qu’on en entende parler pendant très longtemps…</p>
<p>A proprement parler, ce disque est un ovni ! C’est simple, pour moi c’est l’Album représentatif du « nouveau Hip Hop ». En d’autres termes, l’œuvre de Kid Cudi marque le passage de témoin entre deux courants artistiques parfaitement distincts. Durant les trois dernières années où le Hip Hop n’a eu de cesse de se chercher une nouvelle évolution, je ne retiendrais qu’un seul projet : celui-ci. Selon moi, Kid Cudi est parvenu au résultat que des dizaines d’autres rappeurs essayent d’atteindre depuis trois ans. Depuis l’apparition du rap à la fin des années 80, au moins cinq mouvances artistiques se sont succédées. Celle qui tente de pointer son nez depuis quelques temps puise sa source dans l’électro et la pop music, et fait suite au mouvement soulful engendré par l’arrivée de Kanye West dans le game en 2004. Avant Kid Cudi, de nombreux artistes ont tenté d’amener cette évolution au Hip Hop mais se sont souvent cassés les dents. On pense notamment à T-Pain, Lil Wayne, Common (avec <em>Universal Mind Control</em>) et l’exemple le plus parlant : Kanye West. Avec du recul <em>808 &amp; Heartbreak</em> était un <em>Man On The Moon</em> raté. Certes, il possédait un vrai univers mais comparé à cette œuvre, il n’était qu’une esquisse de réussite. En quelques sortes &#8211; comme Jay-Z avec Kanye West – il y a eu passation de pouvoir entre le maître Kanye et l’élève Cudi.</p>
<p>Un classique se distingue dès la première écoute, quand il se passe quelque chose d’inhabituel dans les premières minutes. Et c’est précisément ce que m’a fait ce <em>Man On The Moon : The End Of Day</em>. Personne ne pourra nier qu’il tranche net avec le conformisme du rap de tous les jours. C’est d’ailleurs en cela que l’album déstabilise au début. Dès l’introduction (« <em>In My Dreams </em>»), un univers se crée. Kid Cudi plante le décor et ouvre les portes de son cosmos, suppléé par un discours introductif de Common. C’est le début de l’Acte 1.<br />
Sur une production très planante d’Emile, son producteur maison, « <em>Soundtrack 2 My Life</em> » revient ensuite sur les vingt-cinq premières années du gamin. Un texte personnel qui annonce d’ores et déjà le message du disque.<br />
Au commencement de l’Acte 2 – intitulé <em>Rise of the night terrors</em> &#8211; arrive le premier ‘cauchemar’. Les limites de l’expérimentation sont déjà repoussées. « <em>Solo Dolo </em>» est le morceau le plus lent de l’album, mais peut être aussi le plus poignant. Dans le petit monde de l’artiste, le couché du soleil a laissé place à une nuit noire. Fort heureusement, les mauvais rêves ne durent qu’un temps. « <em>Heart Of A Lion </em>» et « <em>My World </em>» (feat. Billy Craven) viennent ensuite aiguayer et conclure ce deuxième acte. Musicalement, on atteint des sommets. Kid Cudi, accompagné de ses producteurs fétiches (Emile, Free School, Plain Pat), nous emmène dans une dimension jusqu’alors jamais expérimentée par des artistes Hip Hop. On découvre, on plane, on voyage…</p>
<p><em> <span style="font-style:normal;"><em>‘Taking a trip’</em> est l’intitulé du troisième acte, quasiment bâti sur le même schéma que le précédent. « <em>Day N Nite </em>» &#8211; second ‘cauchemar’ du disque &#8211; ralenti de nouveau le rythme de croisière avant que Kanye West ne le fasse repartir sur l’excellent « <em>Sky Might Fall </em>». Les premiers signes du jour, quant à eux,  arrivent sur « <em>Enter Galactic (Love Connection part.1) </em>». Par opposition, l’Acte 4 se distingue par des rythmiques nettement plus rapides, dues notamment à l’influence électro dans la production. Cette partie est aussi celle qui comporte le plus de morceaux (4 au total contre 2 ou 3 pour les autres actes). Les ‘cauchemars’ se font de moins en moins sombres, la musique s’harmonise et s’éclaircie petit à petit. En plage 11, « <em>Cudi Zone </em>» et ses violons virevoltants nous plongent dans la sphère cosmique de l’homme de la Lune tandis que sur « <em>Make Her Say </em>» (feat. Kanye West &amp; Common), ce dernier opère un retour à des sonorités plus Hip Hop. « <em>Pursuit Of Happiness </em>» est la dernière grande envolée symphonique de l’album, l’introduction idéale pour le cinquième et dernier acte.</span></em></p>
<p><strong>Act 5 : A new beginning</strong></p>
<p>Un jour nouveau se lève alors. Avec « <em>Hyyerra</em> » d’abord, tout en douceur et volupté telle une rosée matinale. Puis avec « <em>Up Up &amp; Away </em>» ensuite, énergique et vivifiant comme une brise printanière. En cette fin d’album, les sonorités lunaires et ténébreuses du début ont laissé place à un son nettement plus jovial, celui là même qui annonce l’arrivée d’un « nouveau commencement ».</p>
<p><em>Man On The Moon : The End Of Day</em> est l’histoire d’un jeune homme qui, à force de regarder briller les étoiles, a fini par exaucer son vœu le plus cher : marquer un jour l’industrie du disque de son empreinte. Avec le talent, l’inspiration et la créativité, ce petit gars de 25 ans est parvenu à imposer sa propre vision de la musique. Son « <em>Day N Nite </em>» &#8211; pourtant très intimiste -, a fait danser des millions d’individus aux quatre coins du globe, apportant la preuve qu’une nouvelle ère est en marche. Je crois qu’on peut affirmer dès aujourd’hui que ce disque a toutes les cartes en main pour devenir le classique Hip Hop de demain. Nous avons eu l’avant Kid Cudi et dorénavant nous aurons l’après. Et entre les deux, il y a cette œuvre, d’ores et déjà assurée de marquer l’histoire de la musique urbaine.</p>
<p><strong>18 / 20<span style="font-weight:normal;">]</span></strong></p>
 Tagged: Billy Craven, Chip Tha Ripper, Chronique Kid Cudi Man On The Moon : The End Of Day, Common, Crada, Day N Nite, Dot Da Genius, Emile Haynie, Free School, G.O.O.D. Music, Jeff Bhasker, kanye west, Kid Cudi, Make Her Say, Man On The Moon : The End Of Day, Matt Friedman, MGMT, Patrick Reynolds, Plain Pat, Ratatat, Scott Mescudi, The Crookers, Universal Motown <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/410/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/410/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/410/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/410/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/410/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/410/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/410/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/410/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/410/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/410/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=leschroniquesdescobar56.wordpress.com&blog=4610185&post=410&subd=leschroniquesdescobar56&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>Live report : Busta Rhymes à Nantes (01/10/09)</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 19:56:19 +0000</pubDate>
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Le show d’hier soir m’a fait réfléchir : les stars américaines sont-elles toutes aussi radines passé un certain âge ?
Et dire que tout avait si bien commencé…
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			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><a href="http://img394.imageshack.us/img394/16/busx.jpg"><img alt="" src="http://img394.imageshack.us/img394/16/busx.jpg" class="alignleft" width="229" height="320" /></a><br />
Le show d’hier soir m’a fait réfléchir : les stars américaines sont-elles toutes aussi radines passé un certain âge ?</p>
<p>Et dire que tout avait si bien commencé…</p>
<p>Salle de La Trocardière, Nantes, jeudi 1 octobre. Il est 20h30 quand DJ Amadeus et son collègue DJ Gom’s montent sur la scène de la Trocardière. Une demie heure de retard, c’est pénible mais l’invité vaut bien l’attente après tout. Les deux DJ’s démarrent leur set en chauffant la salle à coup de classiques US de grande classe. Nas, Biggie, Dr Dre, Snoop Dogg, DMX, The Game, Wu-Tang Clan, j’en passe et des meilleurs. La sauce commence à prendre, les premiers pétards s’allument, ce soir la salle va être chaude. Passée cette session Hip Hop, les DJ’s poursuivent leur show sur du dancehall, du reggaeton, du rap français, La Fouine, Rohff etc. Bref, pas mal mais il était temps que ça s’arrête. Alakyn et son crew ont ensuite pris le relais, sans grand succès. Il est désormais 21h35, Bus-a-Bus commence sérieusement à se faire attendre. Vingt minutes de queue à la tireuse à bière, deux Kro avalées et c’est parti pour se replacer au milieu de la foule. 22h10, le crew angevin quitte la scène, enfin ! A partir de là et comme souvent après les premières parties, l’attente est insoutenable. On nous signale que Busta Rhymes est en train d’arriver sur les lieux… 22h15, il était temps. Plus les minutes s’égrainent et plus la salle s’enfume. Finalement, la bête déboule sur les coups de 22h50 dans une enceinte chaude et fumante. La soirée peut désormais commencer.<span id="more-404"></span><br />
<a href="http://img8.imageshack.us/img8/3249/bustalive.jpg"><img alt="" src="http://img8.imageshack.us/img8/3249/bustalive.jpg" class="alignleft" width="320" height="213" /></a> </p>
<p>Le DJ personnel de Monsieur prend place en premier, puis Spliff Star sort du coté gauche, suivit de près par un Busta Rhymes impressionnant. Tatoué, massif, sobrement vêtu mais richement paré, le MC en jette. Le concert s’ouvre sur un freestyle porté par un beat up-tempo, une bonne entrée en matière. Puis après, direct, « <em>Ante Up</em> » ! Rien que ça. « <em>Busta Rhymes now ! M.O.P. now !</em> », ça s’agite dans l’assemblée. Durant tout le premier quart d’heure, le rappeur se chauffe sans se brusquer, tranquille pour lui. Le MC est très américain dans son attitude : Spliff Star fait le « sale boulot » de chauffeur de salle tandis que lui soulève la foule dès qu’il bouge un doigt. Ça c’est de la star et c’est franchement impressionnant. Quand Busta dit « put your hands in the air », tout le monde lève sa main, absolument tout le monde.<br />
Ensuite, le show se poursuit sur une série de featuring à succès que le MC a fait à droite à gauche. On a eu droit notamment au couplet de Bus-a-Bus sur le « <em>Never Leave You (Uh Oh)</em> » de Lumidee, sans oublier le sensuel « <em>I Know What You Wan</em>t », gros classique de Busta chanté avec Maria Carey. D’ailleurs, juste avant de jouer ce morceau, il nous a gratifié d’un petit numéro avec son mic, assez hilarant&#8230; A ce stade là, nous devions en être à 20 minutes de concert et j’étais très loin d’imaginer que j’avais déjà vu la moitié du spectacle. Cependant, un détail avait déjà attiré mon attention : Busta ne faisait quasiment que des demi chansons, soit un couplet / un refrain, et stoppait l’instrumental arrivé au second couplet…</p>
<p>La deuxième partie du show fut tout simplement ahurissante. Le choix des titres était jusqu’alors parfait. Du récent, de l’ancien, le meilleur de Busta y est passé. Même fait son premier classique « <em>Woo Hah !! Got You All In Check</em> » a été joué. Puis, ce que toute l’assemblée attendait de pied ferme est arrivé : « <em>Break Ya Neck</em> » ! DJ Phatstaff a pris soin de relancer deux fois l’instrumental, ce qui mit la salle en transe. A partir de ce morceau, le concert était lancé pour de bon. Et sachant qu’après un tel moment de délire, il était impossible d’arrêter la foule, Busta lança « <em>Touch It</em> » dans la foulée. De même, retournement de salle ! Ça vibrait fort à La Trocardière.</p>
<p>Puis, vint le moment de présenter le nouvel opus. Un petit speech du Maitre de Cérémonie servit d’introduction à un « <em>Arab Money</em> » globalement très bien accueilli. Et forcément, en live c’est pas pareil que sur l’album. Moi qui ne pouvais pas supporter ce titre jusqu’à présent, me voilà déchainé devant la puissance du refrain de Ron Browz. A la fois surchauffé par l’ambiance et impressionné de me trouver à 10 mètres du boss, c’était difficile de résister. Dans un coin de ma tête, j’espérais que Busta allait nous jouer LA tuerie du dernier album : « <em>Decision</em> ». Mais vu le rythme sur lequel le show était parti, je me doutais bien que je n’en verrais jamais la couleur. A la place, Phatstaff balança « <em>Respect My Conglomerate</em> », enfin plutôt le premier couplet et le refrain.<br />
Concernant <em>B.O.M.B.</em>, seul « <em>Hustler’s Anthem 09</em> » a suivi. A ce stade, Busta Rhymes devait être sur scène depuis 39 minutes environ. Entre deux chansons, il rendit un grand hommage à son ancien DJ, Roc Raida, décédé récemment. Juste après, l’instru de « <em>World Go Round</em> » &#8211; dernier gros hit du MC – démarra. Au même moment, sans même en chanter les premières phrases, Busta Rhymes, Spliff Star et DJ Phatstaff quittèrent la scène par le coté gauche. On attendit une minute (la musique tournait toujours), 2 minutes sans broncher. Puis au bout de trois-quatre, quelques sifflets commençaient à retentir. La fin du show ? Après 43 minutes seulement ? Impossible ! Pour moi Busta était parti boire un verre d’eau ou se rouler un deuxième splif en coulisse (il s’était fumé le premier sur scène un quart d’heure avant).<br />
Cinq minutes, bientôt six, toujours aucun retour. Le public sifflait, gueulait, insultait tant qu’il pouvait le MC, apparemment à juste titre car celui-ci venait clairement de stopper son concert. Oui, oui, après 42 ou 43 minutes ! Les lumières de La Trocardière se rallumèrent alors, marquant pour de bon la fin du show. </p>
<p>Je sortis stupéfait, bouche bée, halluciné et écœuré par cette fin brutale. J’ai longtemps cru que Busta Rhymes avait eu un problème externe, l’obligeant à quitter les lieux précipitamment ce soir là. A vrai dire, je ne voyais aucune autre excuse. Mais voilà, j’ai compris ensuite que le rappeur avait un concert le lendemain à Paris et qu’il souhaitait sans doute « s’économiser » en vue de cet événement.<br />
Est-ce cela la définition d’un artiste ? Faire payer 2000 personnes trente euros, jouer cinq/six hits, ouvrir une bouteille de champagne sur scène pour en mettre plein les yeux, cramer un joint devant les fans pour faire le bad boy et se tirer 40 minutes plus tard sans dire au revoir ? Je ne pense pas. Mais qu’importe, dans son pays Busta Rhymes est une star et dans le monde, des millions d’individus ont acheté ses disques. Alors comprenez que 2000 français déçus, ça ne change rien pour lui. Tant pis pour nous, nous aurons été ce soir là les 2000 victimes de la grosse flemme du rappeur. </p>
<p>Néanmoins, j’éviterais d’être trop rancunier car ces 43 minutes furent malgré tout incroyables. Puis après tout, le con c’est moi, j’aurais dû me douter que Monsieur aurait été fatigué ce soir là. Quel imbécile je fais !</p>
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		<title>Jay-Z &#8211; The Blueprint 3 16/20</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 18:58:36 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><a href="http://img246.imageshack.us/img246/2743/theblueprint3.jpg"><img alt="" src="http://img246.imageshack.us/img246/2743/theblueprint3.jpg" class="alignleft" width="320" height="320" /></a><br />
&#8220;<em>This is it</em>&#8221; comme disait Michael Jackson il y a encore quelques mois. Ca y est, nous y sommes. La trilogie <em>Blueprint</em>, entamée il y a déjà 8 ans, prend fin (jusqu&#8217;à nouvel ordre ?) ce 8 septembre 2009. 8 ans que ce premier &#8220;classic&#8221; volume a déboulé dans les bacs. 8 ans que les tours jumelles se sont effondrées sur Washington, faisant un nombre de victimes considérable. Et oui, 8 ans déjà&#8230;<br />
Pour Jay-Z, ces années furent prolifiques. Un post de président directeur général chez Dej Jam décroché, un mariage glamour couronné de succès avec la belle Beyoncé Knowles, 4 nouveaux albums, et plus récemment une signature sur la multinationale Live Nation. De quoi remplir un peu plus son (énorme) porte-monnaie et asseoir davantage sa domination sur le show-biz américain. Mais malgré cette vie (quasi) rêvée, une idée laissée en suspens lui trottait toujours en tête : mettre un jour un point d&#8217;orgue à cette fameuse trilogie débutée le 11 septembre 2001. On le sait, Jay-Z est plutôt du genre à aimer les concepts. Après <em>Reasonable Doubt</em>, il nous avait déjà gratifié d&#8217;une triplette <em>Vol.1</em>, <em>Vol.2</em>, <em>Vol.3</em>, étalée sur trois ans. Ensuite ont suivi les <em>Blueprint</em> premier et second du nom, et puis c&#8217;est tout ! Enfin bien sûr il y eu le <em>Black Album</em>, <em>Kingdom Come</em> et <em>American Gangster</em> mais j&#8217;entend par là qu&#8217;aucun signe de <em>Blueprint</em> &#8220;3&#8243; ne se dessinait à l&#8217;horizon après le volume 2. Puis, un jour d&#8217;août 2008, un morceau, &#8221; <em>Jockin&#8217; Jay-Z</em> &#8220;, fut pressenti pour être le single du futur album de la star : <em>The Blueprint 3</em>&#8230; Dès lors, la machine se mit en place.  <span id="more-402"></span></p>
<p>Comme toute histoire, celle du <em>Blueprint 3</em> s&#8217;est faite en plusieurs chapitres. Il y eu d&#8217;abord l&#8217;épisode &#8220;<em>Swagger Like Us</em>&#8220;, titre extrait du <em>Paper Trail</em> de T.I., que Jigga voulait absolument reprendre pour son album. Un temps est passé, puis plus rien&#8230; A suivi l&#8217;élection d&#8217;Obama, le 4 novembre dernier, qui provoqua une liesse mondiale et un engouement particulier chez les rappeurs, y compris Jay-Z. Celui-ci ne tarda pas à mettre sur la toile un morceau hommage intitulé &#8220;<em>History</em>&#8220;, étonnement agrémenté par un sample de Véronique Sanson ! Pourtant bien meilleur que &#8220;<em>Jockin&#8217; Jay-Z</em>&#8220;, cette chanson ne fut guère retenue pour le tracklisting final. Le 5 juin, rebelote, un nouveau titre fuit sur internet. Mais cette fois c&#8217;est la bonne. &#8220;<em>Death Of Auto-Tune</em>&#8221; sera bien le premier single du <em>Blueprint 3</em>. La date de sortie officielle est même communiquée : l&#8217;album paraîtra le 11 septembre 2009, soit 8 ans jour pour jour après <em>The Blueprint</em>.</p>
<p>Ce premier aperçu est&#8230;comment dire ? Déroutant ! Sur une production géniale mais archie  pompée de No I.D. (cf. &#8220;<em>In The Space</em>&#8221; de Janko Nilovic &amp; Dave Sucky), Jigga Man s&#8217;en prend à juste titre à l&#8217;utilisation abusive de l&#8217;auto-tune dans le Hip Hop. Un discours qui fait vraiment, mais alors vraiment plaisir à entendre, surtout venant d&#8217;un businessman comme lui.  Le clip est aussi authentique que la track, de quoi faire saliver avant la sortie de l&#8217;album.<br />
Pour le second single en revanche, Jay-Z a vu plus commercial. Normal me direz-vous. Kanye West et Rihanna en guest-star, rien que ça ! Le chicagoan signe avec ce &#8220;<em>Run This Town</em>&#8221; sa première production du disque. Six au total, en plus de celle-ci, lui sont créditées sur le <em>Blueprint 3</em>. </p>
<p>La suite des réjouissances se fait durant l&#8217;été avec la présentation de la pochette du disque. Le décor surprend, notamment car c&#8217;est la première fois en 13 ans de carrière que Jigga n&#8217;y apparaît pas ! Y règne en maître un tohu-bohu d&#8217;instruments de musique, entassés pèle-mèle dans l&#8217;angle d&#8217;une pièce où tout, absolument tout est blanc. Puis, au milieu de cette photographie, 3 traits rouges horizontaux viennent symboliser le troisième volet de la saga <em>Blueprint</em>. A première vue, cet ensemble semble dépeindre un album frais, pur, moderne et surtout riche en instruments acoustiques. Et comme par enchantement, les sons reflètent exactement l&#8217;impression laissée par l&#8217;artwork. En d&#8217;autres termes, <em>The Blueprint 3</em> est un disque influencé par toutes les nouvelles sonorités dont jouit le Hip Hop à l&#8217;heure actuelle, sauf l&#8217;auto-tune fort heureusement. Jay-Z a fait preuve d&#8217;une vista incroyable en parvenant à conserver son flow d&#8217;antan tout en surfant sur des mouvances dernier cri. Résultat, son opus sonne très tendance sans paraître irréfléchi ou has-been. Ce qui n&#8217;est pas donné à tous les rappeurs de plus de 40 ans (n&#8217;est ce pas LL Cool J ? ). </p>
<p>Au départ, soit en début d&#8217;année 2008, Timbaland avait publiquement affirmé qu&#8217;il produirait entièrement ce nouvel album. A l&#8217;arrivée et comme pour le <em>BP2</em>, seules trois pistes sont réalisées par ses soins. Ici &#8211; même si elles se valent &#8211; la meilleure reste sans doute la futuriste &#8220;<em>Off That</em>&#8221; avec le très prometteur Drake. Dans un style plus lunaire mais toujours aussi avancé, &#8220;<em>Venus vs Mars</em>&#8221; n&#8217;est pas dégueu non plus, même si Jay-Z pèche un peu pour la faire décoller. Mais bon on le sait et ça se vérifie encore ici, les productions de Timbo ne sont pas celles que lui correspondent le plus. Jay Hova est nettement plus à son aise quant-il s&#8217;agit de rapper sur des instrus soulful à la &#8220;<em>Already Home</em>&#8221; (feat. Kid Cudi, prod Kanye West) ou &#8220;<em>Thank You</em>&#8220;. Dans ces cas là, l&#8217;alchimie trouvée entre lui et Kanye West sur <em>The Blueprint</em> ne tarde pas à revenir. Y&#8217;a pas à dire, Jay-Z n&#8217;a jamais autant excellé que sur du Kanye version 2001. Et dès que celui-ci lui refourgue des beats teintés d&#8217;électro, la sauce peine à prendre (cf. &#8220;<em>Hate</em>&#8220;). Et oui, n&#8217;est pas les Neptunes qui veut. D&#8217;ailleurs Pharrell et Chad Hugo sont crédités sur une seule piste, mais alors quelle piste ! &#8220;<em>So Ambitious</em>&#8221; arrive en toute fin d&#8217;écoute et vient clôturer ce 11ème opus de façon brillante. On n&#8217;avait pas vu les deux producteurs aussi en forme depuis &#8220;<em>Announcement</em>&#8221; de Common. </p>
<p>Comme depuis un paquet d&#8217;années maintenant, Jay-Z n&#8217;a pas pu s&#8217;empêcher de taper dans la pop. Mais à l&#8217;inverse du B<em>lueprint 2</em> où les invités abondaient de manière confuse et incohérente, ceux du B<em>lueprint 3</em> ont été mieux choisis. Alicia Keys fait rayonner son magnifique &#8220;<em>Empire State Of Mind</em>&#8220;, Luke Steele des Empire of the Sun apporte de la profondeur à l&#8217;énergique &#8220;<em>What We Talkin&#8217; About</em>&#8221; tandis que Mr Hudson &#8216;coldplayise&#8217; avec classe &#8220;<em>Young Forever</em>&#8220;. Par contre, sur &#8220;<em>A Star Is Born</em>&#8221; ce n&#8217;est pas la prestation de J. Cole qui est mauvaise mais plus la phrase ultra cucu que Jay-Z a décidé de lui coller : &#8220;<em>Everydaaaaay a star is booorn, everydaaaay a star is booorn, everydaaaaay..</em>.&#8221;. Pauvre J. Cole.<br />
Enfin, la palme de l&#8217;incompréhension revient au morceau &#8220;R<em>eal As It</em>&#8221; feat. Young Jezzy. Certes la chanson est bonne et sera à ressortir dans tous les night-clubs branchés mais alors, qu&#8217;est ce qu&#8217;elle fout là ? A la limite on a l&#8217;impression que Jay-Z s&#8217;est arrêté au milieu de son album pour nous présenter le prochain single de Young Jeezy. Pourquoi pas après tout mais c&#8217;est quand même surprenant d&#8217;entendre de la trap music sur un <em>Blueprint</em>. Jay-Z l&#8217;a fait, what else ? </p>
<p>Au début, Shawn Carter était venu nous présenter le troisième tome de son classique <em>The Blueprint</em> paru en 2001. Mais après écoute et réflexion, pour moi, cet opus fait plus figure de 11ème solo que de <em>Blueprint</em> numéro 3. Vous voyez la nuance ? Autant dire que cette oeuvre vient s&#8217;inscrire en toute logique dans la discographie du rappeur (de l&#8217;entertainer) et qu&#8217;elle aurait très bien pu être un <em>American Gangster 2</em> ou un <em>Reasonable Doubt 11</em>&#8230; Au final, peu importe l&#8217;intitulé et le chiffre qu&#8217;il y a derrière, le plus important est ce qu&#8217;on en retient. Or pour ce <em>Blueprint 3</em>, on se souviendra de pas mal de choses, en tout cas bien plus que pour le 2. Ce qu&#8217;il faut dégager de ce disque &#8211; hormis la bonne musique qui en émane &#8211; c&#8217;est qu&#8217;à l&#8217;aube de ses 40 ans, Jay-Z est toujours capable de régaler son public et de toucher la jeune génération fan des Kid Cudi, Drake ou autres Mr Hudson. J&#8217;avais lu quelque part que maintenant, l&#8217;élève Kanye West avait dépassé le maître Jay-Z. Or, selon moi, Shawn Carter est toujours le boss incontesté dans son domaine, et tant qu&#8217;il continuera à faire de la musique comme celle-ci, il le restera.</p>
<p><strong>16 / 20</strong></p>
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		<title>Jay-Z &#8211; The Blueprint² : The Gift &amp; The Curse 14/20</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 06:28:27 +0000</pubDate>
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Seulement un an après le plan 1, Jay-Z s’active et lance le plan 2. En novembre 2002, The Gift &#38; The Curse a la lourde tâche de faire suite au Blueprint, déjà certifié &#8216;classic&#8217; un an après sa sortie en bacs. Sur le papier, le défi s’annonce rude d’autant que cette fois ci, Jigga a [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=leschroniquesdescobar56.wordpress.com&blog=4610185&post=392&subd=leschroniquesdescobar56&ref=&feed=1" />]]></description>
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Seulement un an après le plan 1, Jay-Z s’active et lance le plan 2. En novembre 2002, <em>The Gift &amp; The Curse</em> a la lourde tâche de faire suite au <em>Blueprint</em>, déjà certifié &#8216;classic&#8217; un an après sa sortie en bacs. Sur le papier, le défi s’annonce rude d’autant que cette fois ci, Jigga a couru un risque supplémentaire : <em>The Blueprint ²</em> est un double album. Autant dire que plus casse gueule, tu meurs. 25 pistes au total (dont 3 bonus) et un seul objectif : satisfaire un public aussi large et conséquent que la popularité du brooklynite. Jusque là, peu de Mc’s s’étaient risqués à l’épreuve du double album et rares sont ceux restés mémorables. On se souviendra quand même du <em>All Eyes On Me</em> de 2Pac et du <em>Life After Death</em> de Biggie comme modèles du genre. Et ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Jigga s’est inspiré de ces deux légendes pour confectionner sa sixième œuvre studio. A l&#8217;évidence, en sortant un <em>Blueprint</em> &#8220;2&#8243;, le rappeur a voulu marquer les esprits et aussi se refaire une santé après la claque infligée par &#8220;<em>Ether</em>&#8221; de Nas, en décembre 2001. <span id="more-392"></span></p>
<p><em>The Gift &amp; The Curse</em> &#8211; traduisez le revers et la médaille &#8211; pourrait être considéré comme l&#8217;album de tous les records pour Jay-Z. Au risque de trop en faire, le rappeur a convié au projet une myriade d&#8217;invités allant de Sean Paul à Lenny Kravitz. Ont répondu présent : Faith Evans, Notorious Big (virtuellement), Dr Dre, Rakim, Truth Hurts, Beyonce, LaToiya Williams, Big Boi, Killer Mike, Twista, M.O.P., Beanie Sigel, Scarface, Young Chris, Memphis Bleek, Freeway, Young Guns, Peedi Crakk, Sparks, Rell, plus Sean Paul et Lenny Kravitz donc. 22 noms pour 25 morceaux, on ne peut pas dire que Jay-Z ait fait l&#8217;égoîste. Sauf que pour un album solo, 22 invités, c&#8217;est un comble ! Avec ce genre de tentative, le risque premier était de sortir un disque totalement impersonnel et hyper brouillon. Et bingo, ça n&#8217;a pas loupé !</p>
<p><em>The Blueprint ²</em> est fait de tout, et de rien. Des bons titres, il y en a. Même un paquet. Mais sur un aussi long format, ne pas dérailler est très délicat, pour ne pas dire impossible. En outre, le couac majeur du <em>Blueprint ²</em> restera à jamais son manque de cohérence et ses écarts de styles souvent dérangeants et malvenus. Et pourtant, tout avait bien commencé. En conservant la même équipe de ténors à la production (Kanye West, Just Blaze, Timbaland, The Neptunes, No I.D.), Jay Hova assurait dores et déjà la qualité du son. Mais ce qui a manqué à ce disque n&#8217;est pas tellement lié à la musique mais bien à l&#8217;encadrement technique et artistique. Si Jigga avait eu un bon conseiller lors de la réalisation de cet opus, il est certain que celui-ci aurait gagné en maitrise et en harmonie. Au lieu de cela, on découvre un enchainement pèle-mèle de morceaux individuellement bons mais incohérents au possible une fois collés les uns aux autres. Par exemple, <em>The Gift</em> s&#8217;ouvre sur un beat résolument soulful de Kanye West (&#8220;<em>A Dream</em>&#8220;), puis débouche sur un up-tempo grand public signé Just Blaze (&#8220;<em>Hovi Baby</em>&#8220;) avant de redescendre avec le piano syncopé de Dr Dre le temps d&#8217;un &#8220;<em>The Watcher</em>&#8221; new-look en compagnie de Rakim et Truth Hurts. Arrive ensuite le tube &#8220;&#8216;<em>03 Boonie &amp; Clyde</em>&#8221; et son sample lourdement emprunté au &#8220;<em>Me &amp; My Girlfriend</em>&#8221; de 2Pac. Là encore, les chansons seules font mouche, mais les unes à la suite des autres, ça fait tâche ! Et c&#8217;est ainsi jusqu&#8217;à la fin de l&#8217;écoute. Quoique la seconde partie, <em>The Curse</em>, est bien mieux fichue et jouit, en prime, de quelques pépites immanquables. Au rang des nommés, citions le surprenant &#8220;<em>Guns &amp; Roses</em>&#8221; feat. Lenny Kravitz, le surpuissant remix de &#8220;<em>U Don&#8217;t Know</em>&#8221; avec des M.O.P. en forme olympique, la perle Just Blazienne au casting de rêve &#8220;<em>Some How Some Way</em>&#8221; feat. Beanie Sigel et Scarface, sans oublier le profond &#8220;<em>Blueprint ²</em>&#8221; et le doucereux &#8220;<em>A Ballad For The Fallen Soldier</em>&#8220;, produit par les Neptunes.</p>
<p>A vrai dire, on se serait bien passé des trois bonus track qui gavent plus qu&#8217;autre chose le tracklisting déjà fort copieux de ce <em>Blueprint ²</em>.<br />
Alors au bout du compte, êtes-vous plus <em>The Gift</em> ou plus <em>The Curse</em> ? Ni l&#8217;un ni l&#8217;autre je suppose. Les deux albums se ressemblent tellement qu&#8217;il est quasi impossible de les départager. Au même titre que les chansons d&#8217;ailleurs, toutes noyées dans cette abondance de morceaux et d&#8217;invités de prestige. A terme, on ressort gavés comme des oies de cette écoute. Ces 25 titres successifs donnent l&#8217;impression de s&#8217;être empiffré de sucreries toutes plus caloriques les unes que les autres. Mais attention, des sucreries qui seraient exquises, néanmoins. En fait, écouter du Jay-Z en 2002 c&#8217;est un peu comme déguster une boite de chocolat : tant que la dose journalière est respectée, c&#8217;est un délice. Mais dès qu&#8217;on la dépasse, gare aux nausées et aux indigestions. Sortir une suite au classique paru l&#8217;année d&#8217;avant était un pari bougrement périlleux pour Jigga. Trop présomptueux peut être, mais après tout, rien n&#8217;est trop beau pour un des hommes les plus influents de la planète.</p>
<p><strong>14 / 20</strong></p>
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		<title>Jay-Z &#8211; The Blueprint 19/20</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 22:32:17 +0000</pubDate>
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11 septembre 2001. Alors que deux avions détournés par les hommes de Ben Laden s’écrasent sur le World Trade Center, Jay-Z percute le rap game de plein fouet avec son cinquième opus. Quand les tours jumelles s’effondrent, Jigga Man dévoile son plan. <em>The Blueprint </em>- sorti sur Roc-A-Fella Records – fut bien l’unique réjouissance de cette journée chaotique. Il y a des signes qui ne trompent pas, celui-ci en faisait partie. Depuis 1996 et <em>Reasonable Doubt</em>, Jay-Z restait sur des succès critiques en demi teinte. Sa trilogie <em>In My Lifetime</em>, <em>Hard Knock Life</em> et <em>Life And Times Of S. Carter</em> ayant séduit que moyennement les puristes, <em>The Blueprint</em> devait être l’album du renouveau. Une renaissance artistique qui devait impérativement passer par une nouvelle équipe de producteurs. Et c’est ainsi que Kanye West, Just Blaze et Bink furent impliqués dans le plan…<span id="more-386"></span></p>
<p>Jusque là, aucun album de Jay-Z n’avait vu le jour sans qu’un morceau ne soit produit par DJ Premier, Ski ou Swizz Beatz. Mais pour le <em>Blueprint</em>, la donne changea. Exit les Primo, Swizz Beatz et consorts, Jigga voulut du sang neuf. En 2001, Al Quaida bouleversa la face du monde, Jay-Z celle du Hip Hop. A ce jour et sans compter <em>Reasonable Doubt</em>, l’artiste n’a jamais fait mieux que cet opus. <em>The Blueprint</em> est un petit bijou qui révolutionna une culture au début du nouveau millénaire, et vous allez comprendre pourquoi. </p>
<p>Dans ses deuxièmes, troisièmes et quatrièmes albums, la musique de Jay-Z avait commencé à prendre une tournure différente. Et pour cause, les succès commerciaux engendrés par ceux-ci lui ont ouvert les portes du show-business. A noter qu’ <em>Hard Knock Life</em>, son troisième essai, a quand même fini quintuple disque de platine ! Dès lors que les ventes ont suivi, Jay-Z est tombé presque logiquement dans le piège du formatage radio. Moins street, plus commerciaux, ses tubes se sont embourgeoisés et le rappeur a commencé à baisser dans l’estime des critiques. Pas de quoi le blâmer cependant, sa musique restait honnête, puis Nas a fait la même chose (cf. <em>I Am</em>, <em>Nastradamus</em>).<br />
Et un jour, le Hip Hop l’a appelé, lui a dit de revenir comme en 1996 et lui a donné rendez vous. La suite, on la connaît. <em>The Blueprint </em>naquit…</p>
<p>Quand sort ce disque, Jay-Z est déjà un homme d’affaires. Cependant, son empire n’est pas aussi important qu’il ne l’est aujourd’hui. En 2001, le trône de Def Jam ne lui appartient pas encore, néanmoins c’est bien lui le boss du Roc-A-Fella. Et par conséquent, le mentor d’une flopé d’artistes, dont le jeune Kanye Omari West. Avec cette œuvre, le producteur &#8211; alors âgé de 24 ans – va se hisser au sommet du game et apporter une immense bouffée d’oxygène au milieu Hip Hop. Pour Kanye West, <em>The Blueprint</em> sera une révélation, et pour Jay-Z une renaissance. </p>
<p>Le chicagoan produit cinq des treize titres de l’album dont &#8220;<em>The Takeover</em>&#8220;, &#8220;<em>Izzo (H.O.V.A.</em>)&#8221;, &#8220;<em>Heart of the City (Ain’t no Love</em>)&#8221;, &#8220;<em>Never Change</em>&#8221; et le remix de &#8220;<em>Girl’s Girl’s Girl’s</em>&#8221; placé en fin toute fin de disque. Tous sont des tueries !<br />
&#8220;<em>The Takeover</em>&#8221; apparaît en seconde position sur le tracklisting et fait polémique dès sa sortie en bacs. Pour résumer l’affaire, cette chanson est devenue le point de départ d’un des plus gros beef de l’histoire du rap, opposant Jay-Z à Nas. En introduction, Jigga entame une apologie des artistes du Roc-A-Fella avant d’enchaîner sur trois couplets assassins envers Prodigy (Mobb Deep) et l’enfant prodige du Queens, Nas. La réponse viendra trois mois plus tard avec &#8220;<em>Ether</em>&#8220;, diss-track monumentale contre le patron du ROC.<br />
La production de Kanye West est très brute, très puissante, presque violente. &#8220;<em>The Takeover</em>&#8221; puise sa force dans le &#8220;<em>Five To One</em>&#8221; des Doors, samplé pour l’occasion. Hormis ce titre, tous les instrumentaux de Kanye West prennent source dans la vieille Soul des années 70. De David Ruffin aux Jackson Five, les échantillonnages du jeunot sont précis et diablement efficaces. La triplette &#8220;<em>Heart of The City</em>&#8220;, &#8220;<em>Never Change</em>&#8220;, &#8220;<em>Song Cry</em>&#8221; se passe de commentaires. Kanye et Just Blaze gèrent seuls les musiques, Jay-Z s’occupe du reste. Ca semble simple et logique, pourtant c’est complexe et délicat. Bref, majestueux. </p>
<p>Avec &#8220;<em>Girl’s, Girl’s, Girl’s</em>&#8220;, &#8220;<em>U Don’t Know</em>&#8220;, &#8220;<em>Song Cry</em>&#8221; et la deuxième partie du morceau &#8220;<em>Blueprint (Momma Loves Me)</em>&#8220;, Just Blaze réalise également un quasi sans fautes. Harmonisant parfaitement ses productions avec celles de Kanye West et de Bink, l’ensemble du disque est cohérent au possible, apparaissant comme allant de soi. Autres détails : Timbaland pose son empreinte sur &#8220;<em>Hola Hovito</em>&#8221; tandis qu’ Eminem produit et rappe sur le célèbre &#8220;<em>Renegade</em>&#8220;. Jay-Z est comme un coq en pâte autour de ces offrandes successives et nous régale tout au long des 63 minutes 52 de l&#8217;album. </p>
<p>Cinquième opus et deuxième coup de maître pour Jay Hova en cinq ans de carrière. 2001 fut une année charnière, autant pour les Etats-Unis que pour le rap. Celle-ci aura marqué l’éclatement du conflit entre Jay-Z et Nas mais aussi la certification d’un nouveau classique du Hip Hop pour <em>The Blueprint</em>. Avec cet essai, le rappeur de Brooklyn a bouleversé la face du rap East Coast à l’aube du nouveau millénaire. <em>The Blueprint</em> fut aussi un tremplin pour le jeune Kanye West qui, après avoir produit sur cet album, a sorti son premier solo (<em>The College Dropout</em>) en 2004. Après ce coup de massue infligé au rap game à la rentrée 2001, Jigga Man a tenté de recréer l’exploit un an plus tard avec <em>The Blueprint² : The Gift &amp; The Curse</em>. Mais une fois encore, le numéro deux n’a pas pu égaler le numéro 1. <em>The Blueprint</em> premier du nom reste à ce jour un des seuls opus de Jay-Z (avec <em>Reasonable Doubt</em>) capable d’aller titiller des sommets de perfection rarement atteints.</p>
<p><strong>19 / 20</strong></p>
 Tagged: 11 septembre, Bink, Biz Markie, def jam, Eminem, Hola Hovito, Jay Hova, Jay-Z, Jigga Man, Just Blaze, kanye west, Never Change, Poke &amp; Tone, Q-Tip, Renegade, Roc-A-Fella, Slick Rick, The Blueprint, The Doors, The Takeover, Timbaland, Trackmasters <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/386/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/386/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/386/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/386/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/386/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/386/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/386/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/386/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/386/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/leschroniquesdescobar56.wordpress.com/386/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=leschroniquesdescobar56.wordpress.com&blog=4610185&post=386&subd=leschroniquesdescobar56&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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