Les chroniques d’Escobar56

Chroniques hip hop, soul, pop/rock & black music.

Archiver dans la catégorie ‘Rap US

Fat Joe – Jealous Ones Still Envy 2 (J.O.S.E.2) 7/20

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Je le craignais, je le sentais, mais je refusais de l’admettre. Or, cette fois, j’en ai la certitude. Fat Joe, l’artiste, n’est plus. Avec ce neuvième opus, le Don vient de signer son arrêt de mort. Puis après tout, il l’a bien cherché. 50 Cent l’avait prédit et pour une fois cet escroc avait raison. Rest in peace Joe Crack. Que ton âme d’artiste repose en paix. Après une série d’albums médiocres, J.O.S.E. part.2 était ta dernière cartouche, ton va-tout, mais tu n’as pas su le saisir. Mieux, tu as fais pire ! Ton ralliement avec les gros bonnets du South était vraiment une sale idée. Mais tu n’as eu que faire des critiques. Sauf que quand on est du nord comme toi, du Bronx en l’occurrence, on ne se naturalise pas ‘miamian’ comme ca. Aujourd’hui, peut être sans que tu t’en rende compte, tes fans s’égrainent, tes ventes décroissent et ta ‘street cred’ touche le fond. Pourtant, sortir une suite à ton J.O.S.E. paru en 2001 était une pensée louable. Dommage gros. A présent au fond du puits, les parois sont glissantes et il te sera très dur de remonter à la surface. Lisez la suite de cette entrée »

M.O.P. – Foundation 14/20

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Revenons à des choses plus ‘street’ avec le nouvel album studio des M.O.P. Des mois d’attente, une série de mixtapes sans succès, des actes manqués à la pelle, des contrats signés puis prématurément stoppés, la vie d’artiste est dure quand on s’appelle Lil’ Fame et Billy Danze. Depuis une dizaine d’années, les deux requins de Brownsville enchainent mésaventure sur mésaventure. Propulsés au plus haut grâce à leur hit « Ante Up » en 2000, les gueulards n’ont jamais su tirer profit de leur réussite. Leur signature sur l’écurie G-Unit Records en 2005 n’y changea rien, le second millénaire ne semblait définitivement pas fait pour eux. A tel point que leur retour annoncé pour cette rentrée 2009 sonnait comme une mini révolution pour les amateurs de gros flows. Arrivé dans les bacs le 15 septembre dernier, Foundation, leur cinquième opus, portait en lui l’espoir de voir revenir le Mash Out Posse à son meilleur niveau. Lisez la suite de cette entrée »

Kid Cudi – Man On The Moon : The End Of Day 18/20

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C’est l’histoire d’un jeune homme qui ne croyait pas seulement en lui même, mais aussi en ses rêves. C’est l’histoire de l’homme sur la Lune.

Scott Ramon Seguro Mescudi naquit le 30 janvier 1984 à Cleveland, dans l’Ohio. Il passa son enfance dans le foyer familial et mena une existence paisible jusqu’à ce que son père ne se fasse emporter par le cancer l’année de ses onze ans. Un traumatisme dont le gamin ne se remettra jamais vraiment. En vérité, ce décès provoqua chez lui un déclic qui modifia définitivement sa perception de l’humanité et de la musique. A vingt ans, Scott Mescudi quitta Cleveland pour Brooklyn. Déterminé à changer d’horizon, le jeunot se lança pour de bon dans le Hip Hop. Quatre années passèrent. Le gosse grandit, mûrit et se révéla. Le 17 juillet 2008, il rendit sa première copie : une mixtape sobrement intitulée A Kid Named Cudi. Alors que Scott Mescudi devenait Kid Cudi, “Day N Nite” déboula dans les charts. Le single connu un succès immédiat, les critiques l’encensèrent, le môme prit de l’importance. Très vite, il se démarqua des autres rappeurs en créant son propre univers. Bientôt, son style hipster et sa musique à part n’appartinrent plus qu’à lui. Man On The Moon survint alors, un jour se termina et un autre débuta…

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Jay-Z – The Blueprint 3 16/20

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This is it” comme disait Michael Jackson il y a encore quelques mois. Ca y est, nous y sommes. La trilogie Blueprint, entamée il y a déjà 8 ans, prend fin (jusqu’à nouvel ordre ?) ce 8 septembre 2009. 8 ans que ce premier “classic” volume a déboulé dans les bacs. 8 ans que les tours jumelles se sont effondrées sur Washington, faisant un nombre de victimes considérable. Et oui, 8 ans déjà…
Pour Jay-Z, ces années furent prolifiques. Un post de président directeur général chez Dej Jam décroché, un mariage glamour couronné de succès avec la belle Beyoncé Knowles, 4 nouveaux albums, et plus récemment une signature sur la multinationale Live Nation. De quoi remplir un peu plus son (énorme) porte-monnaie et asseoir davantage sa domination sur le show-biz américain. Mais malgré cette vie (quasi) rêvée, une idée laissée en suspens lui trottait toujours en tête : mettre un jour un point d’orgue à cette fameuse trilogie débutée le 11 septembre 2001. On le sait, Jay-Z est plutôt du genre à aimer les concepts. Après Reasonable Doubt, il nous avait déjà gratifié d’une triplette Vol.1, Vol.2, Vol.3, étalée sur trois ans. Ensuite ont suivi les Blueprint premier et second du nom, et puis c’est tout ! Enfin bien sûr il y eu le Black Album, Kingdom Come et American Gangster mais j’entend par là qu’aucun signe de Blueprint “3″ ne se dessinait à l’horizon après le volume 2. Puis, un jour d’août 2008, un morceau, ” Jockin’ Jay-Z “, fut pressenti pour être le single du futur album de la star : The Blueprint 3… Dès lors, la machine se mit en place. Lisez la suite de cette entrée »

Chali 2Na – Fish Outta Water 15,5/20

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Quand les beaux jours arrivent, la saison de pèche démarre et les poissons sont de sortie. Mais bien souvent, chaque année, c’est la même chose. On passe nos journées au bord de l’étang, en plein soleil, à espérer avec vigueur que l’on capturera la bête tant convoitée. Puis, au bout du compte, on rentre bredouille chez soi, la tête baissée, le moral dans les chaussettes et la mine défaite car une fois de plus il faudra annoncer à sa femme que la besace est vide. Où presque, si l’on fait abstraction de la poignée de gardons morts qui gisent dans le fond. Mais ce que les gens ont tendance à oublier, c’est qu’en été, les gros carnassiers pointent leur nez au crépuscule, pas avant. Et cette année, des rumeurs ont annoncé que l’espèce la plus prisée des marais préparait son grand retour. Selon un pêcheur aguerri, Chali 2na serait revenu hanter les eaux marécageuses de Californie. Et celui-ci d’ajouter que son arrivée serait imminente. Certains parlaient de début juin, lui était plus précis : ” Autour du 15 au soir ” disait-il. Et il ne s’était pas trompé. L’animal est apparu à la date annoncée, à l’heure prévue. Lisez la suite de cette entrée »

Blaq Poet – Tha Blaqprint 14/20

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Si, en cette première moitié d’année, il y a un album qui est attendu par tout le milieu hip hop underground new-yorkais, c’est bien Tha Blaqprint. Or, si le Mc – Blaq Poet – n’est pas extrêmement connu, le producteur, lui, n’a plus de secret pour personne. Car en effet, celui qui a confectionné l’intégralité (ou presque) des beats de cet opus n’est autre que DJ Premier. Alors évidemment, devant une telle situation, il est impossible de ne pas songer ne serait-ce qu’une seconde au duo Gangstarr, d’autant que depuis le dernier album du groupe (The Ownerz en 2003), DJ Premier n’avait plus produit la totalité d’un disque. Ajoutez à cela son talent et sa notoriété et vous obtenez l’opus underground le plus convoité de l’année, rien qu’avec l’étiquette ‘produced by Dj Premier’. Mais méfions-nous de ce genre d’albums ‘déjà gagnés d’avance’, si j’ose dire, car bien souvent ce sont eux qui procurent les pires déceptions. J’en veux pour preuve l’album Politics As Usual de Termanology qui était censé révolutionner le hip hop East Coast à la rentrée 2008 et qui, au lieu de cela, fut tout juste un bon album underground. Donc avant de crier au classique et de croire que ce disque va bouleverser le microcosme hip hop, je préfère me munir d’une bonne paire de pincette. Lisez la suite de cette entrée »

Mos Def – The Ecstatic 15/20

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Débuter une nouvelle chronique après l’ouragan qu’a provoqué le décès de Michael Jackson n’est pas chose facile. Néanmoins, ce que je vais vous proposer ici n’est pas dégueu non plus. Pour dire vrai, cette critique aurait dû voir le jour bien avant, mais la disparition du roi de la pop m’a malheureusement contraint à repousser l’échéance. Toujours est-il que le 9 juin dernier était annoncé comme un grand jour pour les fans de hip hop puisque le Boogie Man faisait son retour avec The Ecstatic. Mais d’ailleurs, comment expliquer que chaque sortie estampillée Mos Def procure une telle excitation chez les hip hop headz ? Il est vrai que depuis la fin des années 1990, le rappeur jouit d’une réputation fortement méliorative bien que sa discographie ne soit pas encore très fournie (seulement quatre albums solos à son actif). Donc parfois, cette question me taraude et m’oblige à revenir en 1998, époque Rawkus Records, Black Star et Black On Both Sides. Voila trois arguments qui ont fait de Mos Def une valeur sûre du hip hop américain. En 1998 donc, Dante Terrell Smith -alias Mos Def- signe sur l’écurie Rawkus Records et s’associe avec un jeune Mc de 22 ans répondant au nom de Talib Kweli. Le duo Black Star est alors formé. L’album du même nom sortira en août 98, soit un mois après notre triomphe en Coupe du Monde. Tout comme la victoire de l’équipe de France, cet opus est magnifique. Un an plus tard, en novembre 1999, sort Black On Both Sides, le premier essai en solo du rappeur de Brooklyn. Le succès est immédiat. Les critiques le couvrent d’éloges. Mos Def vient là de réaliser le même coup de maître que Nas, en 1994 avec Illmatic. Depuis ce disque, jamais il n’aura réussi à refaire l’unanimité. Lisez la suite de cette entrée »

Freeway – Philadelphia Freeway 2 16/20

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Qu’est-ce donc que cela ? Un nouvel album de Freeway ? Bizarre, si ça avait été le cas, nous en aurions entendu davantage parler. Là, rien. Niet. Pas une info sur cette pièce. Après m’être interrogé et renseigné à moult reprises, j’en ai déduit que ce Philadelphia Freeway 2 était un disque regroupant une poignée de titres inédits – des unreleased comme on l’on dit – destinés à faire patienter les fans avant le prochain (vrai) opus. C’est comme qui dirait un street album. Mais bon Dieu que le niveau est élevé ! Remarquez, quand Freeway prend le micro, que ce soit pour un album, une mixtape ou un street, il joue sa vie à chaque fois. Donc forcément, pour nous auditeurs, ce n’est que du bonheur. Ici, le Mc a fait dans la retenue. Neuf morceaux pour treize pistes au total, ça donne un bon gros EP fort bien fourni, à écouter sans plus attendre. Lisez la suite de cette entrée »