UGK – UGK 4 Life 15,5/20

Le 4 décembre 2007, le microcosme Hip Hop fut frappé de plein fouet par la disparition de Pimp C, légendaire moitié du groupe texan Underground Kingz (UGK). Le moment fut terrible, personne ne si attendait, encore moins son ami et collaborateur de toujours, Bun B. Ce triste matin d’hiver, la planète rap a perdu un très grand Monsieur. Dans les semaines qui suivirent, les hommages se multiplièrent. Bun B fut touché, accablé, mais refusa de s’adonner au chagrin. Il sortit II Trill cinq mois et demi plus tard et jura de rendre un ultime hommage à son pote quand le moment sera venu. 31 mars 2009, nous y voilà. Bun B dévoile son offrande au public, elle se nomme UGK 4 Life et fait suite au classique Underground Kingz, sortit quatre mois avant le décès de Pimp C.
Bun B l’avait promis, les adieux seront discrets, à l’ombre des strasses et des paillettes, sans fioritures ni grandes cérémonies. D’ailleurs, il n’est pas étonnant de retrouver sur cet album des invités coutumiers au groupe tels Lil Boosie, Webbie, E-40, B-Legit, 8Ball, MJG, Snoop Dogg et Too Short. De prêt ou de loin, tous ont eu affaire à Pimp C un jour ou l’autre. Tous… ou presque car Akon, hit wonder du moment, est également de la partie sur “Hard As Hell“. Erreur de casting ou élan de sympathie de la part de Bun B, nous ne le saurons jamais. En revanche, ce qui est sûr, c’est que le chanteur n’a absolument rien à faire ici. En dehors de cela, tout l’album regorge de bons vieux tempos texans, dont seul les UGK avaient le secret. De l’ “Intro” à l’ “Outro“, on se retrouve plongé dans l’ambiance typiquement smooth d’Underground Kingz, avec malgré tout des moments plus ou moins jouissifs.
UGK 4 Life est bien loin des albums posthumes classiques où des freestyles de mauvaise qualité sont collés sur des productions tombées du camion dix ans auparavant. En réalité, la plupart des morceaux présents sur ce disque ont dû être enregistrés du vivant de Pimp C, ce qui expliquerait les ressemblances avec l’opus précédent. Mais à défaut de s’apparenter à de vulgaires chutes d’album, tous les titres sont honnêtes, certains étant même de véritables pépites. C’est le cas de “The Pimp And The Bun” feat. Ron Isley (produit par Mannie Fresh), “She Luv It“, “Swishas And Erb” feat. Sleepy Brown ou du merveilleux “Da Game Been Good To Me“. Tous ayant pour caractéristique commune ces fameuses instrumentations teintées de soul et de blues, tant chéries par le groupe dans le passé. La magie de UGK 4 Life tient à cette capacité de faire renaître l’alchimie entre les deux compères, le temps de quelques orchestrations. Et lorsque celle-ci opère, tout semble s’arrêter. Le plaisir est intense, tellement intense qu’il ferait même oublier les quelques coups de mou rencontrés sur “Everybody Wanna Ball”, “Harry Assole” (feat. Lil Boosie & Webbie), “Steal Your Mind” (feat. Snoop Dogg et Too Short) ou “Hard As Hell” (feat. Akon). Ce dernier morceau faisant vraiment office de furoncle au milieu du visage tant il s’égare de l’atmosphère smooth et soulful des UGK. Heureusement pour nous, la barbe à papa concoctée par l’écurie Konvict Music ne dure qu’un temps.
Rien à voir avec la bombe “Used To Be” (feat. E-40, B-Legit, 8Ball, MJG) produite par Pimp C, himself. Du beau monde est venu ici rendre hommage au défunt pour ce qui sera certainement un des derniers bangers du duo.
La belle histoire s’arrête là, un an et demi après la mort de Chad Butler a.k.a. Pimp C. UGK 4 Life est l’ultime chapitre de l’épopée Underground Kingz, débutée en terre Texane en 1987. Avec cet album, Bun B a vu juste, sans extrapoler, ni surjouer ce qui aurait pu l’être. Ce disque vient refermer en douceur la saga UGK, brutalement stoppée ce 4 décembre 2007. Cette œuvre semi posthume n’apporte ni pessimisme, ni chagrin excessif, juste du plaisir, de l’apaisement et l’immense joie de réentendre la voix de ces deux légendes. Et n’oublions pas que même si Pimp C est parti, Bun B est encore présent et continuera de faire vivre la flamme UGK jusqu’à sa mort.
Merde c’est en voyant ta chronique à l’instant que j’me rapelle de cet album ” posthume “.
J’ai du l’écouté quand il est sorti mais depuis je l’ai complétement zappé, j’me souviens même pas de certains morceaux pour dire lol.
Il est complétement passé à la trappe, faudrait que je le me réecoutes pour avoir un réel avis car là j’ai plus du tout de souvenir sur cet opus.
PS / Pour camù’Ron, I Hate My Job est dans l’album en fait. C’est juste que le morceau s’apelle ” My Job ” et qu’elle a été modifié par rapport à la version du clip
Par contre, j’crois pas qu’on pourra le retrouver chez nos disquaire. Un album avec trés peu de moyen et de promo comme tu l’as remarqué lol
HeatMakerz
mai 12, 2009 à 8:57
En effet elle est bien présente. Pour moi, c’est vraiment un des meilleurs titres de l’album.
Concernant la sortie du disque en France fallait s’en douter. Maintenant j’ai plutôt hate de voir les ventes qu’il va faire outre-atlantique.
escobar56
mai 12, 2009 à 12:50
Bon album, avec de bons titres. les freestyles de Pimp C ont bien été arrangé, on dirait k’ils sortent tout juste du studio d’enregistrement. Moi ossi je trouve ke akon gache (keski fous dans un album pareil !!).
Mon titre préféré : The Pimp & The Bun.
Ma Note : 14/20.
RemY
juin 5, 2009 à 1:38