Les chroniques d’Escobar56

Chroniques hip hop, soul, pop/rock & black music.

Common – Universal Mind Control 15,5/20

avec 2 commentaires


Ceci est une introduction à un nouvel espace, une nouvelle era, un nouveau son. Bienvenue, vous entrez à Universal Mind Control…*

Comme le dit la formule, jamais deux sans trois ! Mais pour le huitième opus de Common, elle ne se sera pas vérifiée. Après deux albums en collaboration avec Kanye West, le natif de Chicago a décidé de passer à autre chose. Exit les mélodies soulful produites de main de maître par l’ourson. Place aux synthés et aux beats futuristes ! Il le disait lui même avant la sortie de l’album : « les gens veulent se lâcher. J’ai ressenti cela à l’étranger, en Espagne, à Londres et même à mon retour aux States. Ce fut de bons moments. Je veux que les gens passent de bons moments en musique ». Le message est clair, le nouveau Common souhaite faire bouger les foules. Et pour ce faire, il a fait appel à des spécialistes du genre, des orfèvres des synthés, j’ai nommé, les Neptunes. Mais si Pharrell Williams et son pote Chad Hugo signent la plupart des productions (sept sur dix), le reste est assuré par Mr. DJ, le troisième homme des Outkast. Alors mieux vaut être prévenu, Common version 2008/2009 risque d’en étonner plus d’un.

*…Tels sont les mots qui entament ce nouveau disque, ou plutôt devrais-je dire cette expérimentation. Le temps d’un mini LP, le grand chauve s’éloigne de son registre habituel où la Soul a été chassé par la musique électronique. Il faut croire que ces temps ci sont propices aux nouveautés et aux prises de risques en tout genres. Car après Kanye West, c’est au tour de Common Sense de se tourner (de se risquer ?) vers de nouveaux horizons. C’est vrai que comparé à ce projet, Finding Forever et Be semblent très loin, et alors ? Même si Universal Mind Control paraît inhabituel, son créateur avait déjà étonné il y a six ans avec Electric Circus. Preuve que le rappeur ne s’aventure pas totalement en terre inconnue.

Le premier titre échappé de la tracklist, « Universal Mind Control », met directement en condition. L’association Common/Pharrell surprendra à coup sûr, plaira peut être et décevra certainement, comme pour tout changement de cap. En revanche, difficile de reprocher quelque chose aux Neptunes sur « Announcement », deuxième single de l’album. Pharrell se ballade sur un beat génial qu’il a lui même confectionné tandis que Common laisse aller son flow et sa voix légèrement robotisée pour l’occasion. Aucun réel déchet n’est à déplorer sur UMC hormis le léger « Sex 4 Sugar », récit érotique au ras des pâquerettes doté d’un instrumental difficilement soutenable. A la rigueur, le seul intérêt de cette chanson est d’entendre Common, le rappeur chic et raffiné, lâcher des rimes pas toujours très catholiques.

En dehors de cela, UMC est un opus attrayant, agréable et noblement produit. D’ailleurs à ce propos, ce n’est pas les Neptunes qui étonnent le plus mais bien Mr. DJ et ses trois excellentes livraisons. « Make My Day » tout d’abord, avec un Cee-Lo époustouflant et une ambiance 100% Gnarls Barcley. Plus loin, l’enchanteur « Changes » (feat. Muhsinah) nous plonge en pleine nature, où, parmi les chants d’oiseaux et les eaux cristallines, Common apporte un message d’espoir. Et enfin, « Everywhere », délirant trip électro où l’artiste se donne quartier libre et s’éclate, tout simplement.

Ecouter Universal Mind Control après Finding Forever et Be, c’est un peu comme boire un verre d’eau après avoir mangé une coupe de glace au chocolat, la sensation est bizarre. Autant dire que Common n’avait pas match gagné en confectionnant ce nouvel album. Et bien que celui-ci n’ira pas titiller un Like Water For Chocolate, le travail accompli fait belle figure et certains titres méritent vraiment le détour. Mais au fait, Common a-t-il déjà déçu ? La réponse est non, sauf pour ceux qui détestent l’eau après la glace bien sûr.

15,5 / 20

2 réponses

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  1. Au début, j’étais plutot content d’la collabo entre les Neptunes et Common. Et au final, j’suis déçu.
    Déçu car j’accroches pas trop à l’album. j’ai du mal au fait d’entendre Common sur les beats électriques des Neptunes.
    Pourtant Announcement étais vraiment réussi mais autant sur toute la longueuer de l’album, je lache prise.

    C’est pas nan plus mauvais mais c’est pas un album que j’retiendrais forcément
    Un 13/20 quand même !

    HeatMakerz

    mars 6, 2009 à 1:35

  2. Un très bon album ! Je kiff tro sa voix, pour moi c un gars ki peu alé sur nimporte kel beat. Et alors là, sur des prods des Neptunes j’accroche tro !! Pour moi un des meilleurs albums 2008. Pour moi trop court, mais peut-être k’avec d’autres sons l’opus n’aurait pas été le même.
    Mes kiffs : UMC, Sex 4 Sugar, Gladiator, Announcement.
    Ma note : 16.5/20 !

    Est-il normal qu’au début de l’album, une meuf parle en français ?! (Car j’ai l’album et c bien en français qu’elle parle)

    RemY

    juin 5, 2009 à 1:51


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