Common – Can I Borrow A Dollar ? 17/20

Nous sommes en 1992. Le monde du hip hop est partagé entre deux rives : l’ouest extrêmement actif à cette période (avec l’émergence du Gangsta rap) de part l’activité constante des membres du N.W.A. qui enchaînent les très grandes œuvres. De l’autre coté du pays, les grands groupes qui ont déjà fait leur preuves à ce moment ( Public Enemy , EPMD, Boogie Down Production ) ne cessent de confirmer leurs statut de leader du hip hop. Bref en ces temps de brouilles entre les côtes rivales les esprit ne sont guère orientés vers le Middle West. Et pourtant, à Chicago plus particulièrement, à cette époque un gamin de tout juste 20 ans arrive avec une musique qui n’est pas dans les mœurs actuelles. Nous sommes en 1992 et le premier bébé de Monsieur Common Sense va naître sous le nom de Can I Borrow A Dollar ?
A l’opposé du Gangsta rap où d’autres sonorités de l’époque, Common Sense débarque avec une musique teintée de jazz et de soul. La production entière de l’album est confiée à Immenslop, The Beatnuts et Twilite Tone. Les invités sont peu nombreux (Immenslope, Rayshel et Miss Jones ) mais la qualité est là. Dès les premières mesures de Can I Borrow A Dollar ? on remarque la touche jazzy de cet opus et on se sent vite transporté dans l’univers de l’artiste. Le maître d’œuvre choisit « Take it EZ » comme premier single qui va se classer directement à la 5ème place des charts. Les saxophones présents dans cette chanson ne font que confirmer la direction artistique de l’intéressé. Common Sense enchaîne les titres à merveille grâce à un flow maîtrisé et travaillé collant parfaitement aux beats. Par la suite « Breaker 1/9 » et « Soul by the Pound » assureront la promotion de l’album. Common se fait rapidement une réputation dans le milieu underground de part son style varié. « Breaker 1/9 » est un chef d’œuvre du genre où les samples de « Between the sheets » des The Isley Brothers résonnent en font musical. Notorious B.I.G les reprendra d’ailleurs pour son classique « Big Poppa » en 1994, c’est dire.
Les morceaux s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Common Sense montre que en plus de ces qualités de lyriciste hors paire, il sait aussi s’adapter à n’importe quel type de productions. « Puppy Chow » qui voit la présence très agréable de Miss Jones sera le dernier featuring de cet album avant de conclure sur le treizième et dernier morceau de ce petit bijoux : “Pitchin’ Pennies”.
Nous sommes en 1992 donc, le hip hop possède désormais un nouveau nom dans ces rangs, que dis-je une énorme empreinte nommée Common Sense venue droit des quartiers de Chicago. Can I Borrow A Dollar ? régale son auditeur du début à la fin de l’écoute. A seulement 20 ans son auteur a réussi le pari de rentrer dans la cour des grands, de rentrer dans la cour des très grands. Chapeau bas et merci Mr Common Sense.
17 / 20
je l’avais jamais écouté avant il n’y a pas si longtemps que sa et j’ai pas été déçus très bonne album de common (sense)
organix
juin 14, 2009 à 8:29
d’ailleurs c’est son seul album non chroniqué sur 2k pourquoi ne la proposes tu pas ?
organix
juin 14, 2009 à 3:12
Hé hé, c’est marrant que tu me poses cette question car à la base, cette chronique est justement faite pour Rap2K. Je l’avais posté et un modo l’avait déplacé à l’époque mais j’attends toujours qu’ils la publient. C’était ma toute première chronique donc ça fait un bail qu’elle est faite et que je l’ai posté sur le site. Ça doit faire à l’aise plus d’un an. Donc elle doit probablement être entre les mains de Bobby Milk à l’heure qu’il est
Voila pour l’info.
escobar56
juin 14, 2009 à 7:45
Bonne album de common mais je prèfere la version clip de Soul By The Pound .
DIAZ
novembre 13, 2009 à 7:56