Brother Ali – Us 15/20
Le frère Ali revient cet automne avec un troisième opus, faisant suite à l’époustouflant The Undisputed Truth paru en avril 2007. Ce dernier essai reçut un succès unanime lors de sa sortie, propulsant ainsi le rappeur albinos au sommet du rap underground outre-Atlantique. Entre temps, il y eut la fournée The Truth Is Here, en mai dernier, censée préparer l’arrivée de ce nouvel album. L’EP composé de 9 titres laissait entrevoir une nouvelle vibe, moins voluptueuse qu’au préalable, mais tout aussi appréciée par la critique. Puis comment oublier cette collaboration miraculeuse (« The Truth ») entre Jake One, Freeway et Ali sur le White Van Music du producteur de Seattle, fin 2008 ? Autant de réussites qui présageaient le meilleur pour la sortie de ce Us, le 21 septembre dernier. Lisez la suite de cette entrée »
Maxwell – BLACKsummers’night 16/20
Quand les arbres commencent à perdre leur feuillage et que les nuits se font plus fraiches, la Nu Soul, elle, fait sa rentrée. A chaque saison sa chanson – pourrait-on dire. Cette période de changement d’heure et de premières gelées matinales est aussi l’occasion d’allumer les premières buches et d’écouter des musiques doucereuses devant sa cheminée. Blottis dans notre robe de chambre ou confortablement installés dans notre canapé, rien ne vaut un bon disque de Maxwell pour se réchauffer. Par chance, le crooner nous revient après huit années d’absence avec un nouvel opus encore tout chaud, sobrement intitulé BLACKsummers’night. Lisez la suite de cette entrée »
Fat Joe – Jealous Ones Still Envy 2 (J.O.S.E.2) 7/20

Je le craignais, je le sentais, mais je refusais de l’admettre. Or, cette fois, j’en ai la certitude. Fat Joe, l’artiste, n’est plus. Avec ce neuvième opus, le Don vient de signer son arrêt de mort. Puis après tout, il l’a bien cherché. 50 Cent l’avait prédit et pour une fois cet escroc avait raison. Rest in peace Joe Crack. Que ton âme d’artiste repose en paix. Après une série d’albums médiocres, J.O.S.E. part.2 était ta dernière cartouche, ton va-tout, mais tu n’as pas su le saisir. Mieux, tu as fais pire ! Ton ralliement avec les gros bonnets du South était vraiment une sale idée. Mais tu n’as eu que faire des critiques. Sauf que quand on est du nord comme toi, du Bronx en l’occurrence, on ne se naturalise pas ‘miamian’ comme ca. Aujourd’hui, peut être sans que tu t’en rende compte, tes fans s’égrainent, tes ventes décroissent et ta ‘street cred’ touche le fond. Pourtant, sortir une suite à ton J.O.S.E. paru en 2001 était une pensée louable. Dommage gros. A présent au fond du puits, les parois sont glissantes et il te sera très dur de remonter à la surface. Lisez la suite de cette entrée »
M.O.P. – Foundation 14/20

Revenons à des choses plus ‘street’ avec le nouvel album studio des M.O.P. Des mois d’attente, une série de mixtapes sans succès, des actes manqués à la pelle, des contrats signés puis prématurément stoppés, la vie d’artiste est dure quand on s’appelle Lil’ Fame et Billy Danze. Depuis une dizaine d’années, les deux requins de Brownsville enchainent mésaventure sur mésaventure. Propulsés au plus haut grâce à leur hit « Ante Up » en 2000, les gueulards n’ont jamais su tirer profit de leur réussite. Leur signature sur l’écurie G-Unit Records en 2005 n’y changea rien, le second millénaire ne semblait définitivement pas fait pour eux. A tel point que leur retour annoncé pour cette rentrée 2009 sonnait comme une mini révolution pour les amateurs de gros flows. Arrivé dans les bacs le 15 septembre dernier, Foundation, leur cinquième opus, portait en lui l’espoir de voir revenir le Mash Out Posse à son meilleur niveau. Lisez la suite de cette entrée »
David Guetta – One Love 10/20

C’est une première pour moi : je me lance dans l’électro ! Enfin non, pas tout à fait, pour le moment j’en suis juste à chroniquer le nouvel album de David Guetta. Surprenant certes, mais après tout pourquoi pas ? Au fond, qu’est ce que je connais de ce quarantenaire hormis sa chevelure de feu et ses quelques tubes giga commerciaux ? Pas grand chose en somme. En plus, pour son quatrième effort, l’ancien DJ des Bains Douches s’est entouré d’une armada d’artistes Hip Hop, autant dire que le moment était idéal pour découvrir un peu mieux ce grand nom de la musique électronique. One Love fait donc suite à Pop Life – dont était extrait le célébrissime « Love Is Gone » – et semble bien parti pour retourner de nouveau les clubs les plus branchés de l’hexagone. Analyse. Lisez la suite de cette entrée »
Kid Cudi – Man On The Moon : The End Of Day 18/20

C’est l’histoire d’un jeune homme qui ne croyait pas seulement en lui même, mais aussi en ses rêves. C’est l’histoire de l’homme sur la Lune.
Scott Ramon Seguro Mescudi naquit le 30 janvier 1984 à Cleveland, dans l’Ohio. Il passa son enfance dans le foyer familial et mena une existence paisible jusqu’à ce que son père ne se fasse emporter par le cancer l’année de ses onze ans. Un traumatisme dont le gamin ne se remettra jamais vraiment. En vérité, ce décès provoqua chez lui un déclic qui modifia définitivement sa perception de l’humanité et de la musique. A vingt ans, Scott Mescudi quitta Cleveland pour Brooklyn. Déterminé à changer d’horizon, le jeunot se lança pour de bon dans le Hip Hop. Quatre années passèrent. Le gosse grandit, mûrit et se révéla. Le 17 juillet 2008, il rendit sa première copie : une mixtape sobrement intitulée A Kid Named Cudi. Alors que Scott Mescudi devenait Kid Cudi, “Day N Nite” déboula dans les charts. Le single connu un succès immédiat, les critiques l’encensèrent, le môme prit de l’importance. Très vite, il se démarqua des autres rappeurs en créant son propre univers. Bientôt, son style hipster et sa musique à part n’appartinrent plus qu’à lui. Man On The Moon survint alors, un jour se termina et un autre débuta…
Live report : Busta Rhymes à Nantes (01/10/09)

Le show d’hier soir m’a fait réfléchir : les stars américaines sont-elles toutes aussi radines passé un certain âge ?
Et dire que tout avait si bien commencé…
Salle de La Trocardière, Nantes, jeudi 1 octobre. Il est 20h30 quand DJ Amadeus et son collègue DJ Gom’s montent sur la scène de la Trocardière. Une demie heure de retard, c’est pénible mais l’invité vaut bien l’attente après tout. Les deux DJ’s démarrent leur set en chauffant la salle à coup de classiques US de grande classe. Nas, Biggie, Dr Dre, Snoop Dogg, DMX, The Game, Wu-Tang Clan, j’en passe et des meilleurs. La sauce commence à prendre, les premiers pétards s’allument, ce soir la salle va être chaude. Passée cette session Hip Hop, les DJ’s poursuivent leur show sur du dancehall, du reggaeton, du rap français, La Fouine, Rohff etc. Bref, pas mal mais il était temps que ça s’arrête. Alakyn et son crew ont ensuite pris le relais, sans grand succès. Il est désormais 21h35, Bus-a-Bus commence sérieusement à se faire attendre. Vingt minutes de queue à la tireuse à bière, deux Kro avalées et c’est parti pour se replacer au milieu de la foule. 22h10, le crew angevin quitte la scène, enfin ! A partir de là et comme souvent après les premières parties, l’attente est insoutenable. On nous signale que Busta Rhymes est en train d’arriver sur les lieux… 22h15, il était temps. Plus les minutes s’égrainent et plus la salle s’enfume. Finalement, la bête déboule sur les coups de 22h50 dans une enceinte chaude et fumante. La soirée peut désormais commencer. Lisez la suite de cette entrée »
Jay-Z – The Blueprint 3 16/20

“This is it” comme disait Michael Jackson il y a encore quelques mois. Ca y est, nous y sommes. La trilogie Blueprint, entamée il y a déjà 8 ans, prend fin (jusqu’à nouvel ordre ?) ce 8 septembre 2009. 8 ans que ce premier “classic” volume a déboulé dans les bacs. 8 ans que les tours jumelles se sont effondrées sur Washington, faisant un nombre de victimes considérable. Et oui, 8 ans déjà…
Pour Jay-Z, ces années furent prolifiques. Un post de président directeur général chez Dej Jam décroché, un mariage glamour couronné de succès avec la belle Beyoncé Knowles, 4 nouveaux albums, et plus récemment une signature sur la multinationale Live Nation. De quoi remplir un peu plus son (énorme) porte-monnaie et asseoir davantage sa domination sur le show-biz américain. Mais malgré cette vie (quasi) rêvée, une idée laissée en suspens lui trottait toujours en tête : mettre un jour un point d’orgue à cette fameuse trilogie débutée le 11 septembre 2001. On le sait, Jay-Z est plutôt du genre à aimer les concepts. Après Reasonable Doubt, il nous avait déjà gratifié d’une triplette Vol.1, Vol.2, Vol.3, étalée sur trois ans. Ensuite ont suivi les Blueprint premier et second du nom, et puis c’est tout ! Enfin bien sûr il y eu le Black Album, Kingdom Come et American Gangster mais j’entend par là qu’aucun signe de Blueprint “3″ ne se dessinait à l’horizon après le volume 2. Puis, un jour d’août 2008, un morceau, ” Jockin’ Jay-Z “, fut pressenti pour être le single du futur album de la star : The Blueprint 3… Dès lors, la machine se mit en place. Lisez la suite de cette entrée »

