Jackson forever
Flash spécial. Article spécial. La nouvelle est à peine croyable pourtant elle est bien réelle. Michael Jackson est décédé jeudi 25 juin, dans la soirée, à l’hôpital de Westwood (Los Angeles). En quelques minutes, l’information a envahi les réseaux d’Internet et n’a point tardé à gagner nos médias. Pour ma part, j’aurais attendu le 26, en toute fin de matinée, pour en être informé. Lorsqu’un journaliste radio a commencé à parler d’hommages au “roi de la pop”, mon attention s’est décuplée. Puis, rapidement, un de ses confrères à confirmé l’annonce : ” La star Michael Jackson s’est éteinte hier soir d’une cirse cardiaque. Il avait 50 ans “. Je suis resté bouche bée, les sourcils froncés, l’oreille tendue vers le poste radio. Comme la plupart des gens, il m’a fallu un temps de réaction relativement conséquent : ” Attendez, c’est sérieux là ? C’est bien de Michael Jackson dont-il s’agit ? ” – pensais-je. Les témoignages se sont succédés, de même que les interviewes, puis 20 minutes sont passées. 20 minutes pour prendre conscience de l’ampleur de la tragédie. Le 25 juin 2009, à 14h26 heure locale, le monde venait de perdre sa star N°1, toutes catégories confondues. Lisez la suite de cette entrée »
Disiz – Disiz The End 17,5/20

“ Hun, hun, hun / Hun, hun, hun / C’est Disiz The End, c’est le dernier album ”.
Le début est clair, cette fois c’est bien la fin ! Après neuf années de carrière, Disiz raccroche ! Pour lui, le chemin fut trop long, trop tortueux, trop difficile. Dans ce ”rap game débile”, les déceptions furent plus nombreuses que les réjouissances. Triste issue quand on sait que le Mc des Épinettes était un des meilleurs acteurs de la scène française. Depuis 1997 et son premier tube “J’pète Les Plombs“, il nous avait habitué à un rap intelligent, frais et humoristique. En presque dix ans de bons et loyaux services, Disiz aura tout connu : la gloire du premier album (Le Poisson Rouge), les disques d’or, la traversée du désert, les incompréhensions (son second essai Jeu 2 Société), les retours couronnés de succès et même les Victoires de la musique (en 2006 pour Les Histoires Extraordinaires D’un Jeune De Banlieue). Tout cela pour dire que le rap, il en a fait le tour. Aujourd’hui, plus rien ne l’attire dans ce milieu et demain, plus rien ne pourra le surprendre. La boucle est bouclée, c’est Disiz The End, c’est le dernier album ! Lisez la suite de cette entrée »
Freeway – Philadelphia Freeway 2 16/20

Qu’est-ce donc que cela ? Un nouvel album de Freeway ? Bizarre, si ça avait été le cas, nous en aurions entendu davantage parler. Là, rien. Niet. Pas une info sur cette pièce. Après m’être interrogé et renseigné à moult reprises, j’en ai déduit que ce Philadelphia Freeway 2 était un disque regroupant une poignée de titres inédits – des unreleased comme on l’on dit – destinés à faire patienter les fans avant le prochain (vrai) opus. C’est comme qui dirait un street album. Mais bon Dieu que le niveau est élevé ! Remarquez, quand Freeway prend le micro, que ce soit pour un album, une mixtape ou un street, il joue sa vie à chaque fois. Donc forcément, pour nous auditeurs, ce n’est que du bonheur. Ici, le Mc a fait dans la retenue. Neuf morceaux pour treize pistes au total, ça donne un bon gros EP fort bien fourni, à écouter sans plus attendre. Lisez la suite de cette entrée »
Busta Rhymes – Back On My B.S. 8/20

Back On My Bullshit ou comment se dégoûter d’un artiste en une leçon. Tel aurait pu être l’intitulé de cette nouvelle chronique consacrée au huitième opus de Busta Rhymes. A vrai dire, je n’attendais plus ce disque. Les quiproquos engendrés par l’annonce de son départ de chez son collègue Dr Dre n’ont fait que nuire au Mc de Brooklyn. L’histoire est compliquée. Toute cette mascarade est partie d’une engueulade entre Busta et Jimmy Iovin, le patron d’Interscope, à la suite de quoi Bus-a-bus s’est vu contraint de quitter le label pour signer sur Universal Motown. Qui l’aurait cru ? Mais tout cela n’est que la partie immergée de l’iceberg car en surface, l’album a changé de nom au moins six fois, de pochette cinq fois et de tracklist dix fois, au bas mot. Bref, du grand n’importe quoi. Dans ce foutoir monstre, le bon single “We Made It” (feat. Linkin Park), prévu au départ, s’est vu remplacé par une ordure connue sous le nom d’ “Arab Money“. Sous ces tristes hospices, la promo de Back On My B.S. pouvait alors commencer.
Tous ayant encore en tête l’ovni qui lança le Big Bang en juin 2006 (”Touch It“), personne ne compris la nouvelle direction musicale prise par Busta sur ce morceau. Comment un artiste aussi atypique que lui et ayant apporté autant au hip hop a-t-il pu tomber dans l’impersonnalité de l’auto-tune ? Cette question tourbillonna dans mon esprit un certain temps avant la sortie de l’album et suffit à m’écœurer du projet. Puis il faut dire qu’avec toutes ces affaires, celui-ci ne s’annonçait pas très bien. Mais quand même, Busta Rhymes reste Busta Rhymes, par conséquent la sortie d’un nouvel opus reste un événement en soit. Enfin ça, c’est ce que l’on était en droit de se dire avant l’écoute, avant le délit auditif… Lisez la suite de cette entrée »
Eminem – Relapse 17/20

OUI ! CA Y EST ! ENFIN ! Après des années d’attente insoutenable, des rumeurs à la pelle et des fausses joies à répétition, l’écurie Shady/Aftermath fait son grand come-back. On la voyait morte, finie, enterrée à jamais. Depuis je ne sais combien de temps, Dr Dre ne faisait qu’annoncer des albums qui ne sortaient pas et pour dire vrai, on n’en pouvait plus. Son Detox, le monde l’attend toujours et ça fait six ans que cela dure. C’était trop, vraiment trop. Il fallait quelque chose de grand, de beau, de prestigieux, là, tout de suite, maintenant. Une sortie à la hauteur du talent du docteur qui permettrait de croire de nouveau en l’avenir du label. Et le miracle se produisit… Retenez cela ” Before I Self Destruct, I’ll Relapse, Then Detox ” (” Avant que je ne me détruise, je rechute puis je vais en désintox’ “). Ceci est un code, une suite de mot, une phrase qui nous a permis de patienter des mois durant. Aujourd’hui, à l’heure ou ces lignes sont écrites, le premier chapitre de cette trilogie est sorti. Il se nomme Relapse et a été réalisé entre Détroit et Los Angeles par deux hommes, deux monstres disparus puis ressuscités : Eminem et Dr Dre. Lisez la suite de cette entrée »
Cam’Ron – Crime Pays 13,5/20

Dans la famille “Groupe de rap sclérosé“, je demande les Diplomats. Bonne pioche ! Dans la famille “Je suis le leader de mon groupe mais personne ne m’aime“, je voudrais Cam’Ron. Encore bonne pioche ! Vu sous cet angle, les sept familles sont un jeu d’enfants.
A l’heure actuelle, le collectif crée par Cameron Giles a.k.a. Killa Cam a.k.a. Cam’Ron est à la peine. Inutile de revenir sur les faits qui ont scindé le groupe et le pourquoi du comment les Diplomats sont en beef, moi-même je n’en sais rien. Toujours est-il que depuis un bon petit moment, Cam’Ron, Jim Jones et Juelz Santana ne se parlent plus et ne voguent plus du tout sur le même courant artistique. Si Cam est resté fidèle au son du Dipset, les deux autres ont littéralement pris la tangente et ma foi, ces nigauds se sont vulgairement rétamés (cf. Pray 4 Reign de Jim Jones). Bien fait pour eux ! Donc si nous faisons les comptes, ça donne : Jim Jones out, Juelz Santana out, Freekey Zeekey, J.R. Writer, 40 Cal et Hell Rell portés disparus. Ne reste plus que le commandant Cam’Ron sur la triste embarcation Diplomats. Aujourd’hui donc, en 2009, tous les espoirs reposent sur lui. Pourquoi ? Pour trois raisons. Parce qu’il est actuellement le meilleur artiste du groupe, parce qu’il est le seul à pouvoir remettre les Diplomats sur pied et enfin parce que c’est lui le patron. Autant dire que les fans attendaient Crime Pays avec une impatience démesurée, et on comprend bien pourquoi. Lisez la suite de cette entrée »
Cunninlynguists – Strange Journey (Volume One) 18/20

Chronique d’une étrange journée :
Mercredi 8 avril 2009, 11 heures du matin, j’émergeai.
C’était le début des vacances de Pâques, ce qui explique cette sortie du lit à une heure tardive. Comme tous les jours, avant d’aller prendre mon petit déjeuner, je passai faire un tour à la boite aux lettres. Tiens, tiens, ce matin là, le facteur m’avait livré le nouvel opus des Cunninlynguists – Strange Journey (Volume One) – que j’avais commandé trois semaines auparavant. Tiens, tiens, le soir même j’allais voir le groupe en concert à Rennes, où ils devaient se produire avec Pharoahe Monch. Etrange coïncidence mais pour le coup, je dus avouer que ça tombait plutôt bien. Je remontai donc les marches de mon perron, ébloui par la réverbération extérieure. Pressé de découvrir mon colis, je déchirai l’enveloppe cartonnée tel un gosse ouvre ses cadeaux de Noël. A l’intérieur : disque dédicacé par les Cunninlynguists en personne, bonus inédits et stickers collectors. Cette journée commençait vraiment pas mal. Vous savez, il y a des jours comme ça où rien ne semble se passer comme d’habitude. Ce 8 avril en faisait partie… Lisez la suite de cette entrée »
Kero One – Early Believers 18/20

Depuis 1990 environ, le jazz et le rap avancent main dans la main, fusionnant les expérimentations et repoussant les frontières musicales. Depuis le premier Jazzmatazz de Guru, sorti en 1993, le jazz rap est devenu un style à part entière. Par la suite, des groupes comme A Tribe Called Quest, Jungle Brothers, De La Soul ou Gangstarr ont développé le genre, lui conférant par là une réputation de “rap conscient”. Car il est vrai qu’à l’instar du gangsta rap ou du son crasseux new-yorkais, le jazz rap est perçu comme un art intello, combinant à la fois l’élégance du jazz et les messages conscients du hip hop. Puis, de fil en aiguille, les albums se sont succédés, de nouveaux artistes sont apparus, reprenant ainsi le flambeau légué par leurs prédécesseurs. Kero One fait partie de cette nouvelle génération – au même titre que Beat Assailant, Jazz Liberatorz ou DL Incognito – à voguer sur cette mouvance jazzy surnommée parfois “rap à lunettes”. Cette expression n’est pas franchement valorisante, toutefois, à y regarder de plus près, elle n’est pas totalement fausse non plus. En effet, il est bien rare de voir de tels artistes sortir un mauvais projet. Néanmoins, il faudra bien que l’un d’entre eux se vautre un jour ou l’autre. Mais je rassure les fans, Kero One ne sera pas le premier. Pour son deuxième essai après le superbe Windmills Of The Soul, le jeune asiatique (re)frappe très fort. Lisez la suite de cette entrée »
